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INTERVIEW
12/07/2007
"Notre perspective de croissance organique est considérable "
Pouvez-vous nous présenter l'activité de Completel aujourd'hui ? Completel est un opérateur télécoms BtoB né en 1998 et qui a démarré ses activités en 1999. Notre cœur d'activité est la vente de services télécoms (téléphonie, accès Internet, accueil, hébergement) aux entreprises et collectivités publiques, et la vente en gros de capacité de réseaux aux opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès Internet.
Historiquement, nous avons construit notre réseau sur de la fibre optique. En juillet 2005, nous avons déployé une couverture DSL en dégroupage. La maîtrise de l'accès au réseau fait que notre modèle économique est viable. La société est cotée sur Euronext depuis mars 2000 et sa capitalisation boursière dépasse aujourd'hui les 500 millions d'euros.
Combien de collaborateurs comptez-vous ? Environ 700 collaborateurs à ce jour, tous situés en France. Nous avons très lourdement investi dans l'accompagnement de nos clients avec le recrutement de près de 200 personnes en deux ans, pour renforcer nos ressources commerciales, techniques et de service client.
A combien s'élèvent les revenus de la société et comment se répartissent-ils entre vos différentes activités ? En 2006, Completel a généré 233,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont plus de 178 millions sur notre activité entreprise et 54 millions sur la vente en gros aux opérateurs et FAI. Ces deux activités sont en très forte croissance : + 20 % en rythme annuel pour le chiffre d'affaires entreprises, + 40 % pour le chiffre d'affaires vente en gros.
Quelle est votre part de marché sur le secteur des entreprises ? France Télécom reste l'opérateur dominant avec 75 à 80 % de part du marché télécoms des entreprises. Avec 10 à 15 %, Neuf Cegetel est le deuxième acteur du marché. Completel est troisième avec 2 à 5 % de part de marché.
C'est très peu ? Il est clair que France Télécom est un acteur très important, mais nous progressons très rapidement, exclusivement en croissance organique, grâce à la viabilité de notre modèle économique. En 2005, nous avions atteint un niveau de rentabilité qui nous a d'ailleurs valu la confiance des investisseurs et des marchés et nous a ainsi permis de lever 120 millions d'euros pour financer notre réseau DSL dégroupé. Le dégroupage en DSL est un projet ambitieux, d'ampleur nationale, jugé judicieux par nos investisseurs car il répond à la fois à une forte demande de nos clients et nous permet désormais d'adresser de nouveaux clients.
Quel est le profil de vos clients ADSL ? Nous adressons le marché des sites secondaires de nos entreprises clientes sur la fibre. Nous touchons désormais les PME, pour qui une offre de télécommunication fixe en dégroupage s'avère plus rentable qu'un raccordement en fibre optique, et nous avons monté une offre d'infrastructure DSL de revente en gros, une offre que nous appelons FVNO (opérateur fixe virtuel), qui a connu un succès immédiat, avec deux gros clients : l'opérateur de services en télécommunications Afone et Darty.
L'offre de Darty est-elle un succès et avez-vous signé d'autres contrats FVNO ? Je ne peux pas m'exprimer pour Darty mais je crois qu'ils ont annoncé 150 à 170.000 lignes à fin 2007. Notre offre FVNO a vocation à intéresser un certain nombre d'acteurs, mais nous n'avons pas d'annonce à faire actuellement.
Quelle est la taille de votre réseau aujourd'hui ? Nous couvrons commercialement et techniquement en ADSL 110 villes françaises et 9 grandes métropoles en fibre optique.
Combien comptez-vous de clients ? Nous raccordons 4.200 bâtiments en fibre optique et 7.000 à 8.000 bâtiments en ADSL.
Quel chiffre d'affaires prévoyez-vous cette année ? Nous avons annoncé un chiffre d'affaire annuel 2007 compris entre 290 et 310 millions d'euros, soit une croissance de près de 30 %, et un objectif de cash flow positif au quatrième trimestre.
Quels sont vos relais de croissance ? Nous avons des leviers de croissance extrêmement forts sur nos infrastructures opérationnelles, qui nous permettent de couvrir aujourd'hui 60 à 70 % de l'économie française, alors que notre part de marché entreprises est encore relativement réduite. Notre perspective de croissance est donc considérable.
Confirmez-vous les rumeurs actuelles de vente de Completel ? Nous nous refusons à tout commentaire.
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