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Photo © Agathe Azzis |
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Combien
d'abonnés fibre revendiquez-vous ? Quelles sont les différences dans les usages
par rapport à vos abonnés ADSL ?
Les derniers chiffres remontent à
mars 2007 avec 13.000 clients et 100.000 foyers raccordables. Les différences
principales dans les usages sont plus de télévision et plus d'upload avec Neuf
Giga.
Où en êtes-vous dans vos projets de joint-venture
sur la fibre avec SFR ?
Le projet avance bien.
Pouvez-vous
donner un coût de raccordement par abonné en fibre optique ?
Nous
avons annoncé un coût de l'ordre de 1.200 euros par abonné.
Continuez-vous
quand même à investir dans l'extension de votre réseau ADSL et du dégroupage ?
Bien sûr ! L'ADSL n'est pas mort et nous sommes le FAI qui dégroupe le plus. Notre
ambition est d'accroître cette couverture jusqu'à 2.000 URA [unité de raccordement
d'abonnés, ndlr].
13.000
abonnés fibres FTTH ou FTTB ? [Fiber to the home ou Fiber to the building, ndlr]
Les deux.
La position de LD Collectivité, filiale
de Neuf, qui a des délégations de service public avec les collectivités locales,
peut-elle aider Neuf pour son déploiement national en FTTH (notamment dans les
zones moins denses démographiquement) ?
Bien sûr. J'en veux
pour preuve la première DSP fibre remportée en début d'année dans la région parisienne
sur 13 communes. Nous partageons avec l'Arcep [Autorité de régulation des communications
électroniques et des postes, ndlr] la vision que les collectivités locales
participeront au développement de la fibre dans certaines zones moins denses.
Les
débits sont-ils les mêmes en FTTH et FTTB ?
Non. Le FTTH peut aller
plus loin, mais il faut de toute façon avoir la capacité suffisante dans le routeur.
Nous proposons en FTTH et en FTTB 50 Mbit/s dynamiques pour le moment sans changer
de box. Nous irons vers des débits largement supérieurs avec les prochaines générations
de box.
| "La
mutualisation des infrastructures pour lafibre est indispensable" |
Quel
est le service qui nous fera tous aller vers le FTTH ?
Le FTTH apporte
trois changements immédiats : le très haut débit pour l'Internet et la télévision,
une meilleure qualité de service et un upload beaucoup plus élevé. Nous travaillons
donc à des services qui mettent en avant ces trois attributs.
Ne
pensez-vous pas que la mutualisation des infrastructures horizontales (génie civil)
et verticales (immeubles) s'impose rapidement pour que tous les opérateurs soient
sur un pied d'égalité avec l'opérateur historique (FTTH et PSTN) ?
C'est indispensable. Sinon, c'est Orange qui remportera le marché. France Télécom
va investir un milliard d'euros par an. Aucun autre opérateur fixe ne peut suivre.
Les conditions de la mutualisation entre tous les acteurs sont les clés d'une
concurrence à terme. L'Arcep en est tout particulièrement consciente et je me
réjouis qu'elle ait l'intention de définir un cadre avant la fin de l'année.