L'Assemblée adopte la loi limitant l'exposition aux radiofréquences

La proposition de loi ne fixe pas de limite précise mais pose une première pierre symbolique qui permettra de mieux réguler les actions des opérateurs mobiles.

Les députés ont adopté le 23 janvier la proposition de loi "relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques", qu'avait déposé la députée EELV Laurence Abeille. Le texte prend maintenant le chemin du Sénat. Sa disposition phare : introduire un objectif de modération de l'exposition à ces ondes, dans un contexte de multiplication des technologies sans fil et d'essor de la 4G.

L'Agence nationale des fréquences indiquait qu'au 1er janvier étaient autorisés 12 525 emplacements d'antennes-relais 4G (+3,8% en un mois), 38 000 emplacements d'antennes-relais 3G et encore 38 000 pour la 2G. Les risques sur la santé que posent ces radiofréquences ne font pas l'objet d'un consensus scientifique, mais les études appellent plutôt à la prudence. A l'instar de l'OMS, qui en 2011 les a classées comme "cancérigènes possibles".

L'actuelle proposition de loi ne fixe pas de limite d'exposition en volt par mètre comme sa précédente version, abandonnée l'an dernier. Le texte est donc plutôt symbolique, ne prévoyant de limite contraignante que pour certains "points atypiques" particulièrement exposés. Son objectif : poser une première pierre pour mieux réguler, à l'avenir, les déploiements des opérateurs mobiles.

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