NKM critique l'augmentation des tarifs haut débit d'Orange


La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique s'oppose à l'augmentation des prix d'offres haut débit, jugées obsolètes par l'opérateur.

La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet n'a visiblement pas apprécié l'augmentation annoncée des tarifs d'abonnement haut débit d'Orange, réclamant le maintien d'offres Internet accessibles. "Je tiens à ce qu'il reste des offres à un tarif inférieur à 20 euros par mois, parce que cela correspond à un seuil psychologique", et à ce que "chacun puisse avoir accès au tarif et au débit dont il a besoin", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Ces hausses concernent "quelques dizaines de milliers" d'abonnés, sur les 8,6 millions que compte l'opérateur. Profitant de l'été, Orange a averti par e-mail ces clients de l'augmentation, prévue pour septembre, du prix de leur abonnement. Selon le site de "60 millions de consommateurs", les prix d'une trentaine d'offres, jugées obsolètes, seront ainsi revus à la hausse. L'opérateur affirme que le maintien d'offres ayant un nombre toujours plus restreint de clients entraîne une augmentation des coûts de gestion, qu'il doit répercuter sur les abonnés restants.

Le site du magazine affirme que ce sont les abonnés de l'offre "512 k/5 Go", qui constituent la majorité des victimes de cette hausse. "Certains sont très satisfaits de leur 512 kilobits (...) tout le monde n'a pas besoin de 5 mégabits ou plus", rétorque la ministre. "Il y a une dimension sociale qui est importante. Ce que je veux à tout prix éviter, c'est qu'il y ait des gens qui, pour des raisons financières, (...) se désabonnent", alors "qu'un certain nombre de services sont en train de migrer vers Internet", rappelle Nathalie Kosciusko-Morizet.

La secrétaire d'Etat semble désormais vouloir placer ces formules anciennes mais moins cher sous surveillance. Elle affirme que ses services ont contacté France Télécom pour demander "la liste actualisée de ses tarifs". La même démarche devrait également être menée auprès de SFR et Free.

Orange / Nathalie Kosciusko-Morizet