Rachat de SFR : Numéricable et Bouygues Télécom finalisent leur proposition

Le propriétaire de Numéricable explique qu'il conservera tous les emplois concernés. Bouygues s'engagerait à céder son réseau mobile à Free.

Les candidats au rachat de SFR ont jusqu'à ce soir pour déposer leur dossier auprès de la maison-mère Vivendi. Premier de cordée, le groupe Numéricable dont le dossier de rachat par LBO est bouclé. Accusé par certains concurrents de vouloir profiter de l'opération pour dégraisser, Patrick Drahi, le propriétaire d'Altice, la maison mère de Numéricable en a profité pour déclarer au Figaro qu'il "s'engageait à ne pas licencier, à conserver les 8500 emplois chez SFR et les 2400 emplois chez Numericable, et même recruter des commerciaux pour le marché des entreprises". Se défendant également de vouloir revendre des actifs de SFR une fois la transaction finalisée, il explique que le rapprochement permettrait de générer des synergies industrielles conséquentes en permettant d'appuyer le réseau mobile de l'un sur le réseau fibré de l'autre. L'objectif : créer "un grand opérateur de câble dans lequel le mobile ne serait plus que marginal, de 25% à 30% de l'activité du nouvel ensemble". Un opérateur qui serait baptisé SFR, la marque Numéricable disparaissant. 

Du côté de Bouygues Telecom, autre candidat, le dossier serait également quasi bouclé selon les Echos qui parle d'une absorption de SFR par Bouygues plus que dune fusion. Une opération qui reste lourde financièrement et obligerait Bouygues à s'endetter, voire procéder à une augmentation de capital. Pas le seul sacrifice d'ailleurs. "Pour passer le test de la concurrence, le groupe de BTP devra consentir d'importants sacrifices. Il semble prêt à céder tout son réseau mobile à Free, ainsi que des fréquences et des boutiques  – mais pas des abonnés", analyse les Echos. Un moyen de redonner un peu d'oxygène à un marché qui semble pas loin de s'étouffer depuis l'arrivée de Free mobile.

 

Augmentation de capital / LBO