Si une grande majorité des agences de voyage penchent plutôt pour un TTC qui inclut toutes les taxes et les frais, certaines ambiguïtés risquent de perdurer.
» Des TTC/TTFC différents en fonction du canal de vente :
Le TTFC s'adapte en effet relativement mal aux frais supplémentaires qui sont prélevés lorsqu'un client commande son séjour via le call center chez certains voyagistes : des frais de 10 euros sont facturés en plus, chez Lastminute et de 15 euros chez Expedia.
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Détail des frais de réservation sur le Web et par téléphone chez Lastminute
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"En effet, le TFC est de fait différent via le call center, car c'est un service
supplémentaire apporté au client. Mais le téléconseiller prévient normalement
tout de suite le client", précise Laurent Dupé, directeur marketing de Lastminute.
Si le problème ne se pose pas du côté de Nouvelles Frontières entre le Web et
les agences physiques dans le cadre des séjours, via des frais de dossiers identiques,
le TTC est toutefois différent sur les vols : pour des raisons de cohérence
avec le marché du Net, Nouvelles Frontières facture des frais moins importants
sur son site.
» Un TTC qui ne peut pas être le même d'un produit à l'autre :
Autre difficulté qui touche le TTC : sur un même site, le TTC peut ne pas tout inclure d'une destination à l'autre, et d'un type de produit à l'autre, dans le cadre de vols secs, des nuitées d'hôtel sèches, ou de la location de vacances.
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Détail du prix chez Monagence, qui n'inclut pas la carte de tourisme en République Dominicaine
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"Nous communiquerons en tout frais compris sur notre site, mais nous pourrons néanmoins prélever de très rares frais de dossier, pour certaines destinations telles que Dubaï, Omane, ou en Jordanie, où les frais locaux sont très élevés, de l'ordre de 20 euros. Dans ce cas, nous expliquerons pourquoi nous facturons plus cher", précise Yves Labbé, PDG de Directours.
Chez Jet Tours, le tout compris devrait être de rigueur pour les packages, puisque le tour-opérateur ne facture pas de frais de dossier, mais pour les réservations de nuitées d'hôtel, qui selon la responsable Internet se vendent un nombre restreint sur le site, des frais de dossiers seront demandés en plus. Chez Expedia, sur le vol sec des frais de livraison de billets non disponibles en e-ticket peuvent être ajoutés soit un montant de 3 à 50 euros supplémentaires, d'autre part, des taxes de séjour peuvent également être à payer à l'hôtel.
De son côté, passé au TTC sur les vols secs depuis plusieurs années, Opodo affiche également dorénavant les prix des hôtels en TTC. "Nous avions un système mixte sur les hôtels qui ne nous permettait pas d'inclure les taxes de séjours à payer sur place. Avec notre nouveau fournisseur, il est désormais possible pour nos clients de prépayer cette somme, qui n'excède bien souvent pas un euro par jour", déclare Xavier Rousselou, responsable marketing et communication d'Opodo. En revanche, dans le domaine de la location de vacances, si les prix affichés sont en TTC, ils n'intègrent jamais la taxe de séjour à payer sur place. "Il est difficile de parler de la même chose. L'industrie du voyage a encore beaucoup de progrès à faire. Le passage au TTFC est donc un point que nous allons discuter au SNAV", indique Alex Zivoder, DG d'Expedia.
» Des réserves de hausse carburant :
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Détail du prix d'un séjour chez BDV.fr
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Autre difficulté pour les agences de voyage : les coûts de surcharge de carburant resteront toujours d'actualité, TTC, TTFC ou pas. "Nous subissons des changements des prix des vols à tout moment, via une hausse d'une taxe d'aéroport, ou une hausse carburant. Ceci nous échappe complètement, ce qui est inimaginable. Nous les intégrons bien sûr au fur et à mesure que nous l'apprenons", précise Yves Labbé.
Mais au-delà d'un mois de la date de départ, les agences seront toujours en mesure de répercuter ce surcoût, même pour les voyages déjà réservés et payés. Toutefois, les agences pratiqueront ces surcoûts en fonction des sommes en jeu.