La location de voitures cherche encore son modèle sur le Web Les acteurs soutenus par la forte hausse des prix

Chez Avis France, on estime que le quatrième trimestre 2009 a été moins catastrophique que le premier. Le marché reste cependant relativement morose. Cette baisse d'activité se traduit par une perte de chiffre d'affaires compensée par des réductions de coût importantes.

 

"Les loueurs veulent éviter une guerre des tarifs qui perturberait le marché"

La crise touche d'abord les constructeurs qui allouent moins de véhicules aux loueurs, d'où une augmentation des prix. "La crise a également supprimé la possibilité de buy back qui existait auparavant, autrement dit la reprise des véhicules par les constructeurs au bout de six mois, fait remarquer Vanessa Guellerin, directrice des ventes chez Auto Escape. Dorénavant c'est le loueur qui endosse les risques et doit se charger de revendre les véhicules." Les banques prêtent par ailleurs moins. Les flottes de véhicules sont donc moins importantes cette année. Elles sont même insuffisantes. Et le resteront sans doute en 2010, forçant les courtiers à augmenter le nombre de fournisseurs.

 

D'après Geoffroy Dickson, cette réduction de flotte serait d'au moins 10 % en France et irait jusqu'à 30 % en Espagne. Selon Michael Schneider, PDG de Sixt France, son réseau mondial compte lui-même 6 à 8 % de véhicules de moins qu'en 2008. "Par contre, suivant les demandes des clients, nous avons davantage de petites voitures économiques ou de gros modèles qui consomment moins."

 

Conséquence des réductions de stock, les tarifs en ligne ont augmenté jusqu'à 70 % sur le marché français entre janvier et juillet 2009, estime Geoffroy Dickson. Par rapport à 2008, les prix correspondant aux trente destinations favorites ont augmenté en moyenne de 16 %. "La période des prix ultra attractifs est révolue. Les loueurs veulent éviter une guerre des tarifs qui perturberait le marché." Malgré la hausse des prix, les clients sont au rendez-vous. Ils ont cependant réduit légèrement la durée de leurs locations et la distance parcourue afin de maintenir leurs budgets.

 

A noter également quelques mouvements reflétant des conditions économiques perturbées. "Le marché risque de se consolider", affirme Laurent Salanié, dont l'enseigne Avis France a repris les activités de Budget France en mai 2009, marque qui appartenait cependant à sa maison-mère. Les plus petits acteurs sont les plus vulnérables. "Mais il y en a peu en France en comparaison de l'Espagne ou la Croatie. Les acteurs français ne pratiquent pas une politique de prix aussi basse que leurs voisins", observe Vanessa Guellerin chez Auto Escape. Outre-Rhin, Budget Allemagne a aussi fermé ses portes

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