Les enjeux du voyage en ligne en 2011 2010 marque un fort rattrapage par rapport à 2009

Même si le voyage fait partie des secteurs ayant le plus migré en ligne, la part du Web diffère beaucoup selon les acteurs. Chez Accor par exemple, elle se situe aujourd'hui un peu en dessous de 20 % des ventes, selon Romain Roulleau, vice-président en charge de l'e-commerce. Les trois quarts de ce chiffre d'affaires proviennent des sites du groupe hôtelier (le portail et les sites de chaque marque) et le reste des partenariats avec les agences en ligne notamment.

Du côté de ces agences, Emmanuel Parisot, directeur du marché français chez Expedia, annonce un volume d'affaires de 22 milliards de dollars dans le monde, revendiquant la place de première agence de voyage online ou traditionnelle. Son concurrent français Go Voyages compte réaliser en 2010 une hausse de 30 % de son volume d'affaires.

En termes de comportement des voyageurs, les professionnels présents ont souligné l'essor de l'achat de dernière minute et même "d'ultra dernière minute", selon la formule de Jérôme Laurent, directeur marketing de Go Voyages. Pour répondre à cette dernière tendance - des réservations moins de 3 jours avant le départ - cette agence en ligne a mis en place une procédure accélérée de traitement de dossiers et d'émission de billets. Même son de cloche chez Expedia, qui constate un doublement des réservations faites un jour avant le départ.

Une autre tendance actuelle a été abordée, celle des ventes privées de voyage. Le principal site dans ce domaine, Voyage Privé, devrait doubler ses ventes en 2010, autour de 200 millions d'euros. Un succès que beaucoup aimeraient reproduire. Les hôtels Accor a par exemple testé deux fois ce concept, en faisant bénéficier leurs clients les plus fidèles d'offres spéciales. Go Voyages s'essaie également ponctuellement aux voyages privés dans ses newsletters.

Chiffre d'affaires