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Anthony Kuntz, président de Kreactive Technologies
Photo © JDN Marine de Saint Seine
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JDN. Votre agence est spécialisée dans les
flux RSS et les Widgets, où en est ce marché aujourd'hui ?
Anthony Kuntz. Depuis que Vista et Office 2007 ont
implémenté les flux RSS et les widgets dans leur offre de base,
le top départ a été lancé. Ces nouveaux canaux
d'information s'adressent dorénavant à tous les groupes de
média, les groupes marchands ou les pure players qui souhaitent porter
leurs contenus - via RSS - et leurs services - via widgets - dans
les nouveaux carrefours d'audience que sont les blogs, les réseaux
sociaux, Netvibes etc. Ces nouveaux outils sont en pleine croissance car
ils permettent de fédérer autour d'eux une communauté,
puis d'envoyer de l'information ou des offres en push et de monétiser
cette audience.
Dans quelle mesure ces outils sont-ils particulièrement
adaptés aux acteurs du e-tourisme ?
De manière générale, ces nouvelles
technologies sont tout à fait adaptées au secteur des petites
annonces, qu'elles soient d'emploi, immobilières, automobiles ou touristiques.
L'enjeu pour les acteurs de ces secteurs est donc de diffuser massivement
leurs contenus, en suivant une stratégie de sourcing massif afin d'assurer
une diffusion virale. La valeur de ces contenus n'en sera alors que plus
importante. En ce qui concerne les offres de voyages en particulier, les
acteurs du e-tourisme ont tout intérêt à ce que leurs
offres de dernières minutes se retrouvent par exemple dans Netvibes,
Facebook et sur les bureaux des ordinateurs de leurs clients, afin qu'elles
soient réservées au plus vite.
Quels sont les avantages par rapport à d'autres
outils de diffusion d'information et d'offres, comme l'e-mailing ?
Les flux RSS et les widgets sont des compléments
parfaits à l'e-mailing, parfois perçu par les utilisateurs
comme intrusif et pouvant intervenir à des moments inopportuns, notamment
lorsqu'il est adressé à une adresse professionnelle. Ils permettent
au consommateur d'organiser son information et de la consulter lorsqu'il
est dans un acte d'achat. Par ailleurs, il permet à l'annonceur de
capter une audience qualifiée via un canal "no Google",
ce qui est aujourd'hui chose rare. Une fois que le widget est installé :
inutile dès lors pour l'internaute de passer par un moteur de recherche.
L'annonceur capte alors une intention d'achat en ne payant qu'une fois, contrairement
au référencement payant ! Un seul hic toutefois : les
barrières à l'entrée sont fortes si l'on n'arrive pas
en premier. Une fois que l'internaute a installé un widget correspondant
à un service, il est peu probable qu'il en télécharge
un deuxième. Le primo arrivant bénéficie alors d'un
énorme avantage concurrentiel.