Wifi dans le TGV : le serpent de mer refait une apparition

A la demande de la secrétaire d'Etat au Numérique, la SNCF va lancer un appel d'offres pour proposer le wifi dans le TGV. Un projet coûteux qui a déjà échoué deux fois.

La SNCF lancera en février un appel d'offres pour proposer du wifi à ses voyageurs et se mettre ainsi au niveau de nombreuses autres compagnies ferroviaires dans le monde, a annoncé le 2 janvier sur France Inter la secrétaire d'Etat au Numérique. En octobre, Axelle Lemaire avait en effet tancé le transporteur sur son retard par le biais d'un tweet : "Toc toc toc, la SNCF : on peut se voir pour discuter wifi dans le train ? Merci d'avance ! ;-)". La société s'est pris en main sans tarder, mais cela ne signifie pas que les voyageurs bénéficieront rapidement du service. Tout d'abord en raison du coût du projet, élevé car la vitesse des trains nécessite de mettre en place des solutions techniques plus élaborées que pour équiper un lieu public ou un bus se déplaçant bien plus lentement. En comptant 350000 euros pour chacune des plus de 450 rames du parc TGV français, on approche les 160 millions d'euros d'investissements.

La SNCF avait déjà réalisé une première expérimentation en 2007 sur trois rames du TGV Est. En 2010, le TGV Est était toujours censé bénéficier du wifi avant une généralisation à l'ensemble du réseau. Projet abandonné. Beaucoup de temps perdu, certes, mais face aux investissements colossaux qu'implique le déploiement du wifi dans les TGV, le modèle économique qui permettrait de pérenniser le service au-delà de la phase pilote n'a pas encore été trouvé.

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