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Le logo Toshiba au siège du groupe à Tokyo, le 15 mai 2017 (Photo Toru YAMANAKA /AFP/Archives)

Jeudi 14 septembre 2017, 08h22
Le conglomérat japonais Toshiba a de nouveau contesté jeudi dans un communiqué le droit de regard de l'américain Western Digital dans la vente de sa filiale de mémoires Toshiba Memory, amplifiant le différend entre les deux partenaires.

"Toshiba regrette que Western Digital exagère constamment dans ses publications son droit de consentement" en vertu des clauses contractuelles qui lient les deux entreprises dans le domaine des puces-mémoires flash Nand, a protesté Toshiba dans un communiqué.

Le groupe, en piètre situation financière et acculé à se défaire de ses bijoux de famille, a réagi au fait que Western Digital ait réaffirmé mercredi son intention de bloquer la vente de Toshiba Memory à un tiers.

Toshiba venait d'annoncer sa préférence pour un consortium mené par le fonds américain Bain Capital comme acquéreur de Toshiba Memory, au détriment de Western Digital.

Or, la société SanDisk, acquise l'an passé par Western Digital, a investi des sommes colossales dans les usines de mémoires exploitées en commun avec Toshiba au Japon, et ne veut pas se retrouver du jour au lendemain avec un partenaire jugé indésirable, en l'occurrence Bain Capital associé au fabricant de semi-conducteurs sud-coréen SK Hynix.

Western Digital a déposé plusieurs recours en justice pour tenter de bloquer la vente, dont un auprès de la cour d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale.

Toshiba assure de son côté que "les accords confidentiels entre SanDisk et Toshiba ne fournissent aucune base raisonnable pour les affirmations de Western Digital selon lesquelles il a le droit d'empêcher la vente de Toshiba Memory".

Il se dit également "déçu par les déclarations trompeuses de Western Digital concernant l'issue des litiges en cours entre les deux sociétés", reconnaissant seulement qu'il s'est engagé à notifier dans un délai de 24 heures à Western Digital toute signature d'une promesse de vente à un tiers, en vertu d'un compromis trouvé fin juillet via la médiation d'une cour californienne.

Toshiba se dit déterminé à oeuvrer dans l'espoir d'avoir totalement bouclé la cession de Toshiba Memory d'ici à mars 2018, affichant sa sérénité face aux procédures en justice engagées par Western Digital.

Le dossier de la vente de Toshiba Memory, la pépite lucrative du groupe, traîne depuis des mois, mais cette transaction est cruciale pour permettre à Toshiba d'assainir ses comptes, sans quoi son action, qui bénéficie d'une période de grâce jusqu'à fin mars 2018, sera automatiquement radiée de la Bourse de Tokyo après cette échéance.

Le titre Toshiba perdait plus de 4,5% jeudi en séance sur cette place financière, les investisseurs se demandant quelle sera l'issue de cette dispute.

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