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Un vieil homme devant le bâtiment de la banque centrale suisse, à Berne (BNS), le 15 juin 2017 La BNS abaisse sa prévision de croissance pour 2017 à 1% contre 1,5% (Photo Fabrice COFFRINI/AFP/Archives)

Jeudi 14 septembre 2017, 10h46
La banque centrale suisse a abaissé jeudi sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2017, tablant désormais sur 1% contre 1,5% auparavant.

"Cette correction à la baisse s’explique par le niveau médiocre du PIB au cours des derniers trimestres", a expliqué la Banque nationale suisse (BNS) dans un communiqué. "Du fait de sa faible progression fin 2016 et début 2017, le PIB devrait enregistrer une croissance de près de 1% pour l’année 2017", a-t-elle ajouté.

La BNS a en revanche révisé à la hausse sa prévision d'inflation pour 2017, à 0,4% contre 0,3% lors de sa dernière réunion trimestrielle en juin. Pour 2018, elle a relevé sa prévision à 0,4% (contre 0,3% précédemment) et à 1,1% pour 2019 (contre 1% auparavant).

La banque centrale suisse a également annoncé jeudi qu'elle maintenait la ligne expansionniste de sa politique monétaire, malgré le reflux du franc suisse, laissant inchangés son taux directeur et le taux d'intérêt négatif.

Son taux de référence, la marge de fluctuation du Libor à trois mois, est maintenu entre -1,25% et -0,25%, tandis que le taux d'intérêt appliqué aux dépôts que lui confient les grandes institutions financières, aujourd'hui négatif pour décourager les investisseurs de se retrancher derrière le franc suisse, une valeur refuge par excellence, a été laissé à -0,75%.

Depuis sa dernière réunion trimestrielle en juin, le franc suisse a faibli face à l'euro, mais s'est apprécié par rapport au dollar américain, ce qui contribue dans une certaine mesure à réduire sa nette surévaluation, a concédé la BNS.

"Néanmoins, le franc se maintient à un niveau élevé, et la situation sur le marché des changes reste fragile", a fait valoir la BNS dans un communiqué.

L'économie mondiale a continué de s'améliorer au deuxième trimestre, a argumenté la banque centrale, la croissance dans les pays industrialisés dépassant parfois les attentes, à l'exception du Royaume-Uni compte tenu des incertitudes liées au Brexit.

Dans les économies émergentes, la conjoncture a évolué de manière généralement positive, conduisant la BNS à s'appuyer sur l'hypothèse que la conjoncture au niveau mondial continuera d'évoluer favorablement lors des prochains trimestres. Malgré l'embellie de l'économie réelle, l'inflation reste modeste dans la plupart des pays industrialisés, a-t-elle cependant noté.

"Dans ce contexte, les principales banques centrales devraient maintenir leur politique monétaire expansionniste et n'entamer que graduellement une normalisation", a jugé la BNS, tout en soulignant que des incertitudes géopolitiques et sur l'orientation des politiques monétaires des principales banques centrales pourraient assombrir les perspectives.

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