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Des chauffeurs de VTC manifestent près de la place Maillot, le 24 novembre 2017 à Paris (Photo JACQUES DEMARTHON/AFP)

Mercredi 03 janvier 2018, 19h05
Une cinquantaine de chauffeurs VTC ont mené mercredi près de Paris une action de protestation contre les pratiques de la plateforme de voitures de transport avec chauffeur (VTC) Chauffeur Privé, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ces manifestants sont brièvement entrés dans un immeuble de bureaux du groupe L'Oréal, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), lui demandant de "boycotter Chauffeur Privé", accusé d'"esclavagisme" car payant "3 euros de l'heure" ses chauffeurs dont "beaucoup travaillent" sans la carte professionnelle VTC.

"L'Oréal est l'un des plus gros clients de Chauffeur Privé", a déclaré à l'AFP Sayah Baaroun, secrétaire général du Syndicat des chauffeurs privés (SCP)-VTC, protestant contre l'emploi de "chauffeurs illégaux" par cette plateforme et l'accusant de radiations abusives de chauffeurs. "Nous voulons une libre fixation de nos prix avec un tarif légal plancher", a-t-il ajouté.

Les manifestants s'étaient auparavant rendus chez Mercedes (groupe Daimler) à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où ils ont aussi distribué des tracts, ainsi que, dans les Yvelines, chez Daimler (principal actionnaire de Chauffeur Privé) à Montigny-le-Bretonneux et chez Renault à Guyancourt, selon la police.

Selon la loi Grandguillaume de décembre 2016, seuls les titulaires d'une carte professionnelle VTC peuvent exercer ce métier depuis le 1er janvier. Le gouvernement précédent entendait mettre ainsi fin à l'exercice illégal de la profession par les chauffeurs LOTI (transport collectif à la demande).

Mais la ministre des Transports Élisabeth Borne a permis à certains chauffeurs non titulaires de la carte VTC d'"exercer temporairement" après le 31 décembre, à condition qu'ils aient, avant fin 2017, déposé en préfecture "un dossier d'équivalence recevable" ou réussi l'examen théorique d'accès à la profession de VTC.

"La ministre a envoyé une note aux forces de l'ordre leur demandant d'appliquer une tolérance par rapport aux chauffeurs qui n'ont pas la carte" et qui auraient fait les démarches nécessaires, a dit par téléphone à l'AFP Helmi Mamlouk, secrétaire général du syndicat FO-Capa VTC. "Mais, au regard de la loi, ces chauffeurs ne sont pas en règle" et "les assureurs sont assez surpris", a-t-il poursuivi.

Débouté vendredi par le tribunal administratif de Paris dans sa demande d'assigner Mme Borne pour sa décision d'autoriser sous conditions l'exercice temporaire du métier de VTC, FO-Capa VTC a depuis "déposé un recours devant le Conseil d’État", a indiqué M. Mamlouk.

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