Vendredi 3 octobre, 14h39
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la meilleure (la "moins pire" plutôt) performance du CAC40 entre le 1er janvier et ce jour (de 5.614,21 points à 3.950 points) est l'apanage d'une valeur bancaire, en l'occurrence BNP Paribas. La banque de Baudoin Prot, qui fait toujours figure de "havre de paix" dans le secteur de par une exposition modéré à la crise financière, a perdu -7,5% dans l'intervalle, mieux qu'Unibail-Rodamco qui tenait la corde jusque-là et qui perd désormais 8,6%. Le CAC a lui cédé plus de 29,5% en 10 mois. BNP Paribas profite donc de son statut et du fort rebond constaté depuis la mi-juillet. La banque est souvent citée comme une des bénéficiaires des remous actuels, du moins en ce qui concerne l'image de marque.
Si l'on se place par rapport aux graves remous qui avaient frappé les places financières à la mi-août 2007, c'est GDF Suez (Gaz de France auparavant) qui s'en tire le mieux avec une progression de 4,7%, devant France Telecom (-1,7%) et Danone (-10,5%). BNP Paribas n'est pas loin avec -11,8%, alors que le CAC a perdu dans l'intervalle -27,8%.
Enfin si l'on se place par rapport au pic de l'après-bulle internet, soit 6.168,15 points le 1er juin 2007, aucune valeur de l'indice, qui a cédé 35,7%, n'est en territoire positif. GDF Suez (-7,2%), Air Liquide (-8,9%) et France Telecom (-13,4%) sont sur le podium.
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