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LA BAISSE DU TAUX MOYEN DES PRÊTS IMMOBILIERS SE POURSUIT (Photo Reuters/Reuters) |
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Mardi 3 novembre, 17h18
PARIS (Reuters) - Le taux moyen des prêts immobiliers en France a baissé de 38 points de base depuis le deuxième trimestre, pour s'établir à 3,8% en octobre, selon les données publiées mardi par l'Observatoire Crédit Logement/CSA.
Depuis novembre 2008, où ils avaient culminé à 5,15%, les taux du secteur concurrentiel ont baissé de 135 points de base, selon l'Observatoire du financement des marchés résidentiels.
"Alors que la baisse des taux avait marqué le pas durant le mois d'août (recul de deux points de base contre 10 chaque mois entre avril et juillet), le mouvement a repris dès septembre à un rythme soutenu", souligne l'observatoire dans un communiqué.
La baisse des taux a été de 13 points de bas (pdb) sur le seul mois d'octobre, contre 25 pdb au troisième trimestre, 37 pdb au deuxième trimestre et 52 pdb au premier trimestre.
Cette réduction radicale des taux d'intérêt - au prix d'une érosion des marges bancaires - apporte "un soutien actif à un marché immobilier toujours très difficile", du fait notamment de la progression du chômage, estime l'observatoire.
"En proposant des conditions de crédit particulièrement attractives, (...) les établissement de crédit ont permis aux marchés immobiliers d'enrayer leur dégradation et d'entrevoir une prochaine sortie de récession", indique-t-il.
Au cours des quatre derniers mois, quasiment toute la production de crédits en France s'est faite à des taux d'intérêt inférieur à 5% et plus de 85% entre 3,5% et 4,5%, précise-t-il.
La durée moyenne des prêts immobiliers, qui s'était allongée de huit mois en 2007 avant de raccourcir d'autant en 2008, s'est établie à 214 mois en moyenne (17,7 années) au troisième trimestre et à 212 mois en moyenne (17,8 années) en octobre.
"Dans ce contexte, les conditions de crédit restent excellentes: le niveau de mensualités associées à un même capital emprunté est maintenant de près de 9,0% inférieur à son niveau de décembre 2008", poursuit l'observatoire.
Toutefois, le coût relatif moyen d'un achat se relève lentement pour atteindre 3,7 années de revenus, contre 3,6 années en octobre 2008, précise-t-il.
Cette remontée du coût relatif s'explique notamment par le renforcement de la part des ménages à revenus plus modestes sur les marchés de l'accession à la propriété du fait du blocage du marché de la revente de logements et du doublement du prêt à taux zéro (PTZ) dans le secteur du logement neuf, ajoute-t-il.
Dans ce contexte, l'indicateur de solvabilité de la demande se dégrade lentement depuis le début de l'année, avec un recours accru à l'endettement, poursuit l'observatoire.
"Si les marchés de l'immobilier ne réussissent pas à sortir plus rapidement de la récession, ce n'est donc pas en raison de défaillances du côté de l'offre de crédits mais du fait de la paralysie partielle d'une demande inquiète face à la remontée du chômage", conclut-il.
Juliette Rouillon, édité par Cyril Altmeyer