Secteur du vin : pourquoi les prix baissent Les distributeurs déstockent mais n'achètent pas...

la grande distribution se retrouve avec un millésime 2007 quasiment invendable.
La grande distribution se retrouve avec un millésime 2007 quasiment invendable. © Adisa - Fotolia.com

Les sociétés de négoce qui se frottaient les mains depuis le début de la décennie avec des progressions d'activité à deux chiffres déchantent. Du monde entier arrivent des ordres d'annulation de commande ou des demandes de remise. Selon les maisons, à Bordeaux, ils ont enregistrés entre 20 et 30% de baisse de leur chiffre d'affaires, sur tous les marchés. Et depuis un an, à l'instar des distributeurs, ils préfèrent écouler leurs stocks plutôt que de faire de nouveaux achats. Avec leurs très chers millésimes 2007 sur les bras, véritable bombe à retardement, la partie est serrée. Les cours auxquels ils les ont acquis (en moyenne moitié plus cher que le 2008) les rendent invendables ou presque.

La grande distribution rencontre également les mêmes soucis. Pour écouler ses 2007 déjà en stocks, elle rogne sur ses marges et annule dans le même temps ses commandes passées il y a un an. De plus, elle limite ses achats pour la cuvée 2008.

Une contrariété de taille pour une enseigne comme Leclerc, le champion de la foire aux vins, qui tombe mal qui plus est. La crise a frappé la grande distribution au pire moment : l'année dernière, les 2006, qui devaient partir, n'ont pas été vendus non plus. Et cette année, il n'y a pas de raison que le client n'ait pas les mêmes réflexes : acheter moins et moins cher.

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