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En octobre 2005, 167 audits de modernisation de l'Etat
ont été lancés, couvrant un périmètre de près de 150 milliards
d'euros de dépenses. Photo © KPMG
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Si le recours au privé est déjà courant au sein des collectivités locales,
l'Etat est assez novice en la matière. Le marché informatique a été le premier
à ouvrir le bal.
Le programme CHORUS, lancé il y a trois ans, doit mettre en place un système
comptable unique. Il emploie plusieurs dizaines de consultants à temps plein.
Le projet de télédéclaration des impôts sur le revenu a, lui, été confié à Accenture
pour plusieurs dizaines de millions d'euros.
Mais c'est aujourd'hui le marché du conseil qui a le vent en poupe. Il faut
dire que l'Etat a entrepris plusieurs grands chantiers de modernisation. Après
la LOLF (loi organique sur les lois de finances), Jean-François Copé a lancé
en 2005 un vaste programme d'audits ministère par ministère. Aujourd'hui,
c'est le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux annoncé par Nicolas Sarkozy
qu'il va falloir mettre en uvre.
Avec les mêmes objectifs en ligne de mire : trouver des marges d'économies,
rationaliser les structures, améliorer le service rendu au public.
Sept milliards d'euros d'économies potentielles
Par exemple le service des achats de l'Etat. Du crayon aux voitures
de fonction, l'Etat achète chaque année pour 15 milliards d'euros de fournitures.
Deloitte, missionné pour trouver des marges de progression, a chiffré à 1,5 milliard
les économies potentielles. Grâce à une mutualisation des achats ou à une meilleure
identification des besoins.
Autres exemples : est-il réellement indispensable de garder des garagistes
sous statut de fonctionnaire pour réparer la flotte automobile des ministères ?
Est-il efficace que 3 structures différentes s'occupent de la représentation
française à l'étranger ? Au total, les audits de l'Etat permettraient d'économiser
7 milliards d'euros d'ici à 2008 selon le ministère des Finances lui-même.