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Malgré une imbrication de plus en plus grande du public
et du privé, les consultants ne sont pas toujours bien vus par les fonctionnaires.
Photo © Getty Images
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Une fois le marché remporté, les consultants se heurtent souvent à une résistance
interne de la part des agents de l'Etat.
"Les fonctionnaires ont souvent l'impression d'être les garants du service
public" explique Gilles Pédini. "Il faut s'apprivoiser mutuellement pour travailler
ensemble".
Preuve du malaise : la direction de la modernisation de l'Etat du ministère
de l'économie a refusé de répondre à nos questions. Et du côté des cabinets privés,
on marche sur des œufs : pas question de remettre ouvertement en cause le fonctionnement
des administrations publiques. On utilise des formules plus évasives, telles que
"redéfinir les besoins" ou "accompagner le changement". Même si au final, c'est
bien la diminution des effectifs qui est envisagée.
Pour mieux faire passer la pilule, il n'est pas rare que les cabinets privés
débauchent des cadres issus du public. Particulièrement prisés : les
inspecteurs de impôts, qui connaissent les logiques internes sur le bout des doigts.
"Il faut mieux éviter d'envoyer un consultant qui ne connait rien au secteur
public pour eviter le choc culturel" reconnaît Françoise Larpin, directrice de
l'activité secteur public chez KPMG