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Selon un sondage mené par Ernst&Young, l'évaluation
des politiques publiques est majoritairement perçue comme un outil de performance.
Au niveau de la base, elle est plutôt vécue comme un "flicage"
des fonctionnaires.
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Pourquoi l'Etat fait-il tant appel au privé ? Avec 175 000 fonctionnaires,
Bercy n'a-t-il pas les moyens de trouver des compétences en interne ?
Pour Vincent Drezet, secrétaire national du SNUI (Syndicat National Unifié
des Impôts), la multiplication des missions confiées au privé n'a d'autre objectif
que "d'externaliser le secteur public par petits bouts". "Pourquoi ne forme-t-on
pas les fonctionnaires plutôt que de chercher des compétences dans le privé ?"
s'interroge-t-il.
Du côté des cabinets, on met en avant la "complémentarité" entre les deux parties.
"Pour les audits de modernisation, nous avons travaillé avec des équipes mixtes"
explique Gilles Pédini. "Pour chacune il y avait un chef du projet issu du Ministère
et un Inspecteur des Finances".
D'après lui, l'Etat n'a pas encore la culture de l'entreprise. "On est dans
une administration qui administre et non une administration qui gère".
Bernard Le Masson, chez Accenture, est un peu plus nuancé : "Avec les activités
quotidiennes qui prennent du temps, les fonctionnaires n'ont pas forcément le
temps de s'occuper des réformes et de prendre du recul".