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Méthodes anglo-saxonnes
 
"Les cabinets anglo-saxons ont importé des méthodes peu adaptées au secteur public français" selon Isabelle Berrebi-Hoffmann, chercheuse au CNRS. Photo © KPMG
 

Manque d'efficacité contre culture du résultat ? "Pas du tout" s'insurge Vincent Drezet, secrétaire national du SNUI (Syndicat National Unifié des Impôts). "Ca fait bien longtemps qu'à Bercy la culture de l'objectif et du résultat existe".

Il remet en cause l'utilité de toutes ces missions. "Plutôt que de dépenser de l'argent pour certifier les comptes de centres des impôts qui n'ont aucun problème, on ferait mieux de mettre des moyens pour améliorer l'accueil des centres de zones en difficulté"

Pire encore : et si l'impact de ces rapports était finalement négatif ? "Après la loi Sarban Oxley aux Etats-Unis (qui visait à la certification des comptes des entreprises après le scandale Enron), on a chiffré à plusieurs millions de dollars le coût de l'alourdissement bureaucratique pour les entreprises" explique Isabelle Berrebi-Hoffmann, chercheuse au laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS).


1000 à 3000 euros la journée d'un consultant privé

Avec la multiplication d'objectifs chiffrés, d'indicateurs de performances, d'outils de mesure, ne risque-t-on pas de transformer un éléphant en mammouth ? A 1000 à 3000 euros la journée facturée par les cabinets privés, il convient quand même de s'interroger sur l'efficacité des recommandations. "Avec tous ces services confiés au privé, on est devenus dépendants" regrette Vincent Drezet. "Le jour où les cabinets décideront brusquement d'augmenter leurs prix, on n'aura plus les moyens de dire non".


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