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Mireille Lascaux, directrice du marketing Résidentiels de
France Télécom. Photo © France Télécom
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Apparu en 1997, florissant jusqu'en 2003, le marché des calling cards est aujourd'hui
en consolidation et en léger déclin. Les plus petits opérateurs ont disparu ou
se sont faits racheter. Le chiffre d'affaires du secteur, de 241 millions en 2005,
selon l'ARCEP, est tombé à 208 millions en 2006.
Pourtant, tous les acteurs du secteur sont persuadés que les cartes prépayées
ne disparaîtront pas. "Le ticket prépayé répond encore aux demandes de nombreux
clients, comme la maîtrise du budget téléphone", estime Mireille Lascaux de France
Télécom. Mesrop Yeremian, de Symacom, croit savoir, lui, "qu'avec la multitude
d'opérateurs et d'offres, les consommateurs sont perdus. Je pense qu'il y aura
une croissance de la demande d'offres prépayées".
| "Le ticket prépayé répond encore aux demandes
de nombreux clients, comme la maîtrise du budget téléphone" |
Restent que les opérateurs cherchent aujourd'hui des relais de croissance,
et pas forcément dans la même voie. Si tous ou presque proposent désormais des
services via Internet ou le SMS, Iradium "a des prétentions à conclure des accords
avec des opérateurs mobiles" pour que ses cartes soient utilisées sans surcoût
au départ de l'appel, explique Erik Attias.
Mesrop Yeremian, lui, va plus loin. Il promet que Symacom deviendra début 2008
un opérateur mobile virtuel (MVNO). Un accord serait déjà conclu avec l'un des
trois grands opérateurs mobiles français (Orange, SFR, Bouygues) pour avoir accès
à ses fréquences.
Chez France Télécom, Mireille Lascaux admet également qu'il "existe des pistes
de convergence (avec le mobile) mais il n'y a pas encore de lancements à annoncer".
L'opérateur historique mise sur un enrichissement des services pour "sécuriser
son positionnement" sur les cartes prépayées. En juin, il a ainsi lancé "Ticket-Game",
une carte à 20 euros qui permet de télécharger des jeux PC et mobiles. En
novembre, il proposera en promotion une carte "International" enrichie d'une heure
de communication de fixe à fixe en France. L'opération aura valeur de test. S'il
s'avère concluant, le système sera définitivement adopté. Enfin, l'année prochaine,
de nouveaux contenus devraient apparaître. Exemple : un service de météo, mais
sur les pays étrangers.