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Voyages, cash... les attentes de cadeaux des jeunes mariés
ont bien changé. Photo © Orient-Express Hotels (UK)
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Depuis vingt ans, les attentes des listes de mariage ont évolué. Les arts de
la table n'ont plus la côte, ce qui explique en partie le recul des Grands Magasins
sur ce marché. "La plupart du temps, les jeunes couples ont déjà équipé leur
appartement, explique Pauline d'Orgeval. Ils préfèrent choisir des cadeaux
d'exception plutôt qu'une ménagère". Aux Galeries Lafayette et au Printemps,
l'accent est d'ailleurs de plus en plus mis sur le développement des services
voyages. Chez 1001 listes, "un tiers des sommes y sont dédiées" confie Pauline
d'Orgeval. Même Ambiance & styles tente de répondre à cette tendance et encourage
les membres de son réseau à passer des partenariats avec des agences locales pour
élargir leur offre de cadeaux. "Les mariés d'aujourd'hui veulent se faire plaisir,
avec un voyage ou de la hi-fi. Au point qu'ils n'ont aucun scrupule à demander
du cash pour réaliser leurs souhaits en tout genre, relève Pauline d'Orgeval.
Le Printemps l'a bien compris et permet aux couples qui le désirent de récupérer
10% du montant des dons sur leur liste en cash.
Trop tôt pour les banques
Certains acteurs analysent désormais même le marche des listes de mariage
comme la simple gestion d'une cagnotte alimentée par les proches du jeune couple.
En 2004, LCL (ex Crédit lyonnais) lançait Happy liste. Un service qui proposait
aux invités de créditer jusqu'à 20.000 euros sur un compte rémunéré à 3,5%
pendant un an. A la clef, l'espoir de fidéliser une nouvelle clientèle. 3.000
listes auraient été ouvertes avec des soldes moyens de 4.000 euros. Pas assez
pour LCL qui fermé ce service en décembre 2006. Précurseur LCL ? Peut-être
à en juger l'obstination d'Eric Lassus et de Xavier Labouret, les fondateurs d'Ameliste.
Crée l'année dernière, Ameliste (500 listes d'un montant moyen
de 4.000 euros en 2007) prétend être le premier service de liste de mariage universel.
"Les nouveaux besoins nécessitent de nouveaux services, explique Eric Lassus.
Avec Ameliste, on dépose de l'argent, on n'achète pas de cadeau. Le marché
français de la liste de mariage est infantilisant, justifie-t-il. Les grands magasins
expliquent aux mariés ce qu'ils doivent acheter". Dans son principe, Ameliste
apporte une clientèle à une enseigne en perçevant l'argent des dons avant
de le reverser sur un compte joint ouvert auprès d'une banque partenaire. Eric
Lassus propose à toutes les marques de venir faire la publicité de leurs nouvelles
collections sur son site, sans être pour autant partenaire. "Nous proposons une
liste type, mais si les mariés trouvent mieux ailleurs, ils peuvent se faire
plaisir et acheter ce dont ils rêvent. Au final, moins de la moitié de notre
clientèle achète ses cadeaux chez nous". Revers de la médaille, Ameliste
facture d'autres services comme l'envoi de la liste de mariage aux invités (2,5
euros l'envoi) ou une carte de remerciement (1,80 euro).