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Le docteur Jean-Claude Marian, PDG d'Orpéa.
Photo © Orpéa
 
"Le secteur est porteur, vu l'explosion de la démographie du très grand âge"

Pour le docteur Jean-Claude Marian, PDG d'Orpéa, le succès de son entreprise et de ses concurrents s'explique avant tout par "un secteur porteur, avec des besoins considérables vu l'explosion de la démographie du très grand âge". Les EHPAD, nom technique des maisons de retraites qui signifie "établissements pour personnes âgées dépendantes", accueillent en effet 20% de la population âgée de plus de 85 ans.

Or, depuis 2004, c'est le baby boom post première guerre mondiale qui arrive à cet âge, remplissant les maisons de retraite de France. Résultat, "les taux d'occupation des établissements sont inégalés, alors qu'il y a encore cinq ans, nous avions du mal à les remplir", confie Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, le syndicat professionnel des EHPAD.


30% des dépenses remboursées

Autre avantage de cette demande massive : sa solvabilité. Dans son document d'introduction en bourse, Korian n'hésitait d'ailleurs pas à la mettre en avant pour vanter les mérites de son business model. Une solvabilité assurée par deux facteurs. D'abord, la population la moins aisée se tourne vers les établissements publics et associatifs, dont les tarifs sont plafonnés. Ensuite -et surtout- les dépenses de soins et une partie des dépenses de dépendances des résidents sont remboursés par l'assurance-maladie et les conseils généraux. Ainsi, selon Korian, les frais d'hébergement, non remboursés, représentent 70% du tarif journalier dont les résidents s'acquittent.

De plus, si le PDG d'Orpéa, le docteur Jean-Claude Marian, estime pour sa part que "la solvabilité de nos clients est encore modérée", il admet qu'elle "tend à s'améliorer" : dans les prochaines années, "les plus de 80 ans feront partie des personnes les plus aisées". En 2006, le prix moyen journalier pour l'hébergement dans une maison de retraite a été évalué à 62 euros par le SYNERPA et ses adhérents. A Paris et dans la petite couronne, les tarifs dépassent les 100 euros.


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