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Une résidence d'Orpéa, à Niort Photo
© Orpéa
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L'avenir s'annonce radieux pour les groupes privés de maisons de retraite.
D'ici 10 à 12 ans, la population des plus de 85 ans, cœur de leur clientèle, passera
de 1,1 à 1,9 million de personnes. Le défunt commissariat au Plan a estimé les
besoins à 40 à 60.000 lits supplémentaires d'ici 2010. Or, on l'a vu, seul
le secteur privé dispose des moyens de financer les constructions nécessaires,
et donc par la suite d'accueillir cette nombreuse clientèle.
D'où l'intense lobbying des professionnels auprès de l'Etat, qui pour l'instant
assure le financement des soins de seulement 5.000 résidents supplémentaires par
an, quand les groupes en réclament 10.000 pour faire face à la demande. Après
la rédaction d'un livre blanc, d'une lettre aux ex-candidats à la présidentielle,
ils militent désormais pour la création d'un poste de secrétaire d'Etat aux personnes
âgées.
Développement international
Quoi qu'il en soit, pour le PDG d'Orpéa Jean-Claude Marian, "notre croissance
de 25 à 30% va donc certainement se poursuivre puisque nous disposons d'un réservoir
de 4.500 lits en cours de construction et restructuration." A l'image d'Orpéa,
la plupart des groupes disposent de plusieurs milliers de lits en cours de construction.
De plus, Korian souligne également "l'abondance de cibles" encore disponibles
pour poursuivre sa croissance par acquisitions. On estime à un peu moins de 50.000
le nombre d'établissements privés indépendants, autant de proies pour les grands
groupes.
Mais ces derniers ont déjà décidé de ne pas se limiter aux frontières exiguës
de l'Hexagone. Orpéa, Korian et Médica ont déjà investi leur savoir-faire et leur
puissance financière à l'étranger, notamment en Italie, en Espagne et en Belgique.
Orpéa possède déjà 2.500 lits dans ces contrées. Korian, sur le seul premier trimestre
2007, s'est emparé de 909 lits en Italie. De quoi vieillir en toute sérénité.