Journal du Net > Economie  Untitled Document > Pâtes : le nouveau pactole de la restauration rapide

"C'est un signe positif quand il y a du monde sur un même secteur. Cela veut dire que le concept est éprouvé et qu'il fonctionne" juge Yves Sassi, président de l'observatoire de la Franchise. Pour l'apprécier la pertinence du phénomène selon lui, il faut considérer le nombre de concepts (une demi-douzaine), le nombre d'implantations (plus de 80) et la pérennité des implantations. Un ultime paramètre à vérifier mais que les patrons de franchises balaient en assurant d'une rentabilité quasi-immédiate des restaurants. "En un an le tour est joué " jure Frédéric Cloteaux.

Un Mezzo di Pasta à Paris Photo © Mezzo di Pasta
"Je reçois une quinzaine de candidatures à la franchise par jour"

Pastacosy se développe en licence de marque. Le réseau a ouvert son premier restaurant en 2005. Depuis, cinq autres ont été ouverts. Aujourd'hui, le cogérant de PastaCosy table sur une ouverture par mois. "Je préfère ouvrir et être sûr que cela fonctionne, plutôt que d'ouvrir et laisser tomber un franchisé au moment ou ça va mal." Pour l'instant, l'enseigne prévoit quatre ouvertures dans les prochains mois, dont deux à Paris, une autre en région parisienne et un dernier restaurant en Guadeloupe… Une stratégie prudente que n'emploie pas Mezzo di Pasta.

Le premier franchiseur de l'Hexagone sur ce marché a ouvert une quinzaine de restaurants en 2006, et espère en ouvrir autant en 2007. "Nous sommes les premiers, nous voulons le rester explique Maïté Lithard, responsable du développement chez Mezzo di Pasta. D'autant plus qu'il n'est pas trop difficile de trouver des candidats à la franchise." "Je reçois une quinzaine de candidatures par jour" se félicite Frédéric Cloteaux. Les fast-foods à l'italienne affichent leurs ambitions. PastaCosy sert entre 800 et 1.000 repas par jour avec six restaurants. Viagio, lui voit plus grand. La chaîne concurrence directement les MacDonald's et Brioches Dorées. "Nous ouvrons moins que Mezzo di Pasta, parce que nos investissements sont plus lourds et la surface de nos restaurants plus grande justifie Frédérique Lardet, la directrice de Viagio, mais nos chiffres d'affaires sont deux à trois fois plus importants". Des chiffres qui donnent des idées de développement aux différentes chaines. "Nous étudions la faisabilité pour Mezzo di Pasta de livrer des pâtes à domicile" confie Maïté Lithard. Pas encore de "pâtes-drive", mais presque.

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