Le business du Petit Nicolas Populariser les 50 ans du personnage

un carnet de timbre à l'effigie du petit nicolas est sorti fin septembre.
Un carnet de timbre à l'effigie du Petit Nicolas est sorti fin septembre. © La Poste

Mars 1959, les premières histoires du Petit Nicolas paraissent dans Sud Ouest. Mars 2009, c'est la Ville de Paris qui lui rend hommage avec une exposition pour ses 50 ans. Attendue, l'événement  est un vrai succès populaire : quand elle ferme ses portes en juillet, 150 000 parisiens s'y sont finalement pressés. Les ayants droits n'on en effet pas lésiné pour séduire le public en ressortant des archives de Goscinny à la pelle. Le personnage devient furieusement tendance.

C'est à ce moment là que l'agenda médiatique et marketing du héros s'emballe. La Poste, qui émet chaque année le timbre d'un personnage de bande dessinée, fait appel à Imav Editions pour mettre à l'honneur le Petit Nicolas d'ici la fin de l'année. Hasard du calendrier, le carnet de timbre qui lui est consacré est sorti le 21 septembre, 9 jours avant la sortie du film. "C'est vraiment une coïncidence, se défend Aymar du Chatenet. Il y a deux ans, quand je les avais contactés, La Poste n'avait pas donnée suite." En tout cas l'affaire est intéressante pour les deux parties. Non seulement parce que le carnet de timbre est tiré à 7 millions d'exemplaires (98 millions de timbres) et qu'il constitue un support unique de communication, mais aussi parce que la direction de La Poste sait très bien que "ces timbres sont encore plus achetés, lorsqu'ils mettent en avant un personnage sympathique". Et général, ils s'écoulent très vite.

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