Bénéficiaire en 2006 (13 millions d'euros), le groupe France
Télévisions est pourtant plombé par quelques filiales mal
en point.
France 4 : 2006 a été la première année de diffusion pleine
sur la TNT. La chaîne s'est vue attribuer une quote-part de 0,86% des recettes
de la redevance, soit 23,89 millions d'euros. Malgré tout, elle n'est pas encore
rentable. Le rapport d'activité évoque "une nécessaire
constitution d'un stock de programmes et de recrutement".
Médiamétrie : la société de mesure d'audience, détenue
à 22,8% par France Télévisions, a enregistré une perte de 3,4 millions
d'euros en 2006, soit une perte pour France Télévisions de 775.000
euros. Cette perte correspond principalement à un nouveau logiciel de restitution
des résultats d'audience.
Société Civile Immobilière de France Télévisions : cette
filiale, qui gère le crédit de l'immeuble du siège de France Televisions, accuse
une perte de 7,4 millions d'euros. La holding France Télévisions
a dû lui accorder un prêt de 4,4 millions d'euros. L'immeuble
du siège, dans le XV arrondissement à Paris, a coûté 1,73 milliard de francs
de l'époque (1997), soit 264 millions d'euros aujourd'hui.
Gulli : la chaîne jeunesse lancée en novembre 2005 dans le cadre
de l'appel à candidature pour la TNT, est détenue à 34% par France Televisions
(le reste étant détenu par Lagardere). Destinée aux 6-14 ans, elle réalise de
bonnes audiences mais accuse un déficit de 11,8 millions d'euros, d'où
une perte pour France Télévisions de 4 millions d'euros.