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Photo © Getty Images

L'institut de Vanessa Brasme, c'était d'abord une affaire de famille. En 2003, cette jeune esthéticienne picarde ouvre son cabinet seulement trois mois après son accouchement. Sa mère, une ancienne coiffeuse, s'occupe de la gestion. Son oncle s'occupe de la comptabilité.

Pendant un an, elle se rémunère grâce aux allocations familiales. "Au début, comme je ne gérais pas l'entreprise, je ne me sentais un peu comme une salariée." Après une séparation, elle a dû faire une demande de RMI. "Ca fait bizarre au début" confie-t-elle.

Indépendante

Depuis six mois, elle reprend les rennes de l'institut à sa mère. "Ce qui est difficile, ce sont les papiers en plus. Entre les affaires personnelles et professionnelles, j'y consacre beaucoup de temps. Je dois par exemple me rendre régulièrement à l'ANPE alors que je travaille!" Ce mois-ci, l'oubli d'un document dans son dossier la prive de la moitié du RMI. Une perte de revenu très mal venue alors qu'elle a des loyers en retard.

Malgré tout, Vanessa tient absolument à conserver son statut d'indépendant. "Je veux pouvoir décider de mes horaires et de mon rythme de travail. Mes clientes me comprennent." Heureusement, la situation s'améliore pour Vanessa. Elle compte pouvoir se verser son premier revenu au cours de l'été.

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