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Du bon vin qui finit en carburant
© Getty Images

 

Les Français boivent de moins en moins de vin. La consommation a chuté quasiment de moitié en France depuis les années 60, et à l'international les viticulteurs doivent faire face à la concurrence des vins étrangers. Résultat : la surproduction française est devenue quasi structurelle.

A la fin de la dernière campagne 2006-2007, les stocks d'élevaient à 60 millions d'hectolitres en France, selon la Commission européenne. Que faire de tout ces invendus ?

"On est obligé de les brader", témoigne sous couvert d'anonymat un viticulteur du Languedoc, qui peine à rentabiliser sa production. Les négociants me reprennent mes bouteilles au mieux à -20 ou -25%. Avec ça , je perds entre 500 et 800 euros par hectare et par an".

Pour limiter les stocks, Ca commission européenne impose parfois la distillation des surplus. En clair : le vin est transformé en éthanol pour le carburant. Plus de 10 millions d'hectolitres de vin ont été ainsi distillés en 2006-2007. Notre viticulteur a lui aussi dû céder la moitié de sa production en 2004, en échange de subventions. Une opération finalement plus rentable que de vendre le vin à prix cassés.

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