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Au siège de campagne de Nicolas Sarkozy. L'UMP
a dépensé plus d'un million d'euros en recrutements. Photo
© JDN / Cécile Genest
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Campagne électorale rime avec contrats précaires : même la LCR, José Bové et
le Parti communiste ont embauché en contrats à durée déterminée le temps de leur
course à l'Elysée : 8 personnes pour la ligue communiste, 18 salariés pour
le parti de Marie-Georges Buffet et 15 équivalents temps plein pour le l'ex porte-parole
de la Confédération paysanne. Des recrues embauchées autant pour les sites
Internet que pour la comptabilité, le secrétariat, le démarchage des maires (LCR),
la sécurité des personnes (CPNT) ou la "rédaction de discours", explique Jean-Louis
Frostin du Parti communiste. Chez les Verts, les frais de personnel représentent
20% du budget total de 1,4 million d'euro. Le MPF de Philippe de Villiers
a, lui, employé 15 équivalents temps plein.
C'est le Front national qui aura le plus déboursé en personnel : "2,5 millions
d'euros pour une cinquantaine de personnes", selon le trésorier Jean-Michel
Dubois contre "plus d'un million d'euros" et "soixante équivalents temps plein"
à l'UMP, assure Eric Woerth. Le Parti socialiste, lui, a budgété 2 millions
d'euros, mais la somme comprend les frais de personnel et les locations de locaux.
L'UDF a embauché "une centaine de personnes, essentiellement pour
répondre aux questions des électeurs, ce qui nous a coûté
1 million d'euros", raconte Alexandre Nardella, directeur financier du parti.