Les deux "fractions" du financement public
Le financement public des partis se compose en deux "fractions". La première concerne le premier tour des législatives, avec une règle simple : 1 voix = 1,63 euro. Seule condition pour y prétendre, que la formation politique obtienne au moins 1% des suffrages exprimés dans cinquante circonscriptions. Cette règle a été instaurée en 2003. Auparavant, il suffisait de présenter 50 candidats dans au moins 30 départements. Autre paramètre : le respect de la parité. Si tel n'est pas le cas, une pénalité s'en suit. Elle est égale à la moitiée de la différence entre la représentation des hommes et celle des femmes. Concrètement, si un parti préssente 45% de femmes et 55% d'hommes, la différence est de 10 points, la pénalité de 5%
La seconde fraction du financement public correspond, elle, au second tour. Là encore la règle est simple : 1 député élu = 44.394,03 euros.

 

Les autres financements
Les autres sources de financement des partis sont donc les adhésions des militants mais aussi les donations. Ces dernières sont également plafonnées : 4.600 euros pour un don destiné à un compte de campagne et 7.500 euros pour les partis politiques directement.

 

Le remboursement des frais de campagne
Les frais de campagne d'un candidat à la députation sont strictement encadrés. Un plafond est fixé à 38.000 euros plus 15 centimes par habitant de la circonscription. Dépasser ce plafond est synonyme d'inéligibilité. Pour prétendre être remboursé, le candidat doit dépasser les 5% des suffrages au premier tour des législatives. Le remboursement est lui-même plafonné à 50% du plafond des dépenses. Surtout, seul l'apport personnel du candidat est remboursable. Les sommes allouées par les partis ne le sont pas.


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