Rapport Gallois : il faut favoriser les PME et le financement de l’économie

Le document remis au Premier Ministre dresse un constat lucide et objectif de l’industrie française et propose les remèdes appropriés pour répondre à une nouvelle ambition et développer les outils propres à renforcer notre tissu industriel.

Le rapport remis, le 5 Novembre 2012, par M. Louis Gallois au Premier Ministre n’est pas un nouveau rapport parmi d’autres, bien que la matière ait déjà été traitée.
Il dresse un constat lucide et objectif de l’industrie française et propose les remèdes appropriés pour répondre à une nouvelle ambition et développer les outils propres à renforcer notre tissu industriel.
Certaines de ses propositions feront débat, mais la plupart recueilleront commodément un large consensus, qui n’attend plus que la mise en œuvre.

Les seules critiques réelles que l’on puisse formuler sont liées au périmètre de la mission confiée à M. Louis Gallois, qui ne traite que de l’industrie et propose une politique dite de l’offre, alors que les pouvoirs publics paraissent davantage enclins à soutenir la demande.
Pour ce qui concerne les développements relatifs à un « financement dynamique de l’industrie » (pages 40 et 41 du rapport), les propositions formulées doivent d’autant plus etre soutenues que :
* la nécessaire stabilité des règles fiscales trancherait heureusement avec ce que le passé récent et moins récent nous a enseigné. Il en résulte une forte méfiance qui ne pourra etre surmontée qu’avec l’épreuve du temps.
* la mise en œuvre d’un cadre fiscal « supportable pour un placement à risque » ne correspond pas avec les dernières dispositions soumises au Parlement, qui ne respectent pas une juste différenciation entre les aléas des placements effectués.
* la création d’un marche financier propre aux ETI et PME a été préconisée, à juste raison, dans  le rapport rédigé par MM. Rameix et Giami, mais tarde à se concrétiser.
Pour autant, les conseils et experts financiers, convaincus de la pertinence de ces propositions, les soutiendront et s’en feront les défenseurs auprès des parties intéressées, épargnants, investisseurs et chefs d’entreprise.

Ils sont disposés à participer au dispositif utile  pour l’application de ces préconisations.

 

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