Marchés financiers : vers une hausse continue en 2014 ?

Les marchés financiers ont subi une forte croissance depuis le début de l'année 2013. Cette tendance à la hausse semble vouloir se continuer en 2014 et ce malgré ce que certains investisseurs en pensent.

L’action de Microsoft atteignait 39.90$ une heure après l’ouverture des marchés, ce mardi 18 mars 2014. Un sommet qu’elle n’avait pas atteinte depuis la Bulle technologique en juillet 2000. La hausse des marchés boursiers se continue en 2014 et le marché ne semble pas vouloir s’épuiser. En 2013, cette hausse exalta la plupart des investisseurs qui eurent la chance de profiter de ce « bullish market » (marché à la hausse).
Malgré tout, certains sceptiques doutent toujours de la reprise économique américaine et ne croient pas que cette tendance haussière sur les marchés soit présentement justifiée. Effectivement, les indicateurs économiques aux États-Unis affichent une reprise économique mais sont encore bien loin des valeurs qu’ils affichaient avant la crise de 2008. Ce qui nous permet d’être sceptique face à l’emballement des marchés. 
Le S&P 500 terminait l’année 2012 à 1426,19 alors qu’il atteignait 1848,36 le 31 décembre 2013; une augmentation de 29,6 %. La dernière hausse aussi agressive de cet indice avait eu lieu de 1998 à 1999, un an avant l’éclatement de la Bulle technologique, alors qu’il effectua un bond de 26 % en moins d’un an.
Lorsqu’on voit ces chiffres, il y a de quoi être inquiet. Pourtant, la situation actuelle est bien différente et je ne crois pas qu’on soit à la veille d’un crash boursier. Comme je l’écrivais dans une chronique précédente, le plafond de la dette américaine a été repoussé jusqu’au 15 mars 2015. Ce qui permet au Trésor américain de respirer et d’éviter un éventuel défaut de paiement sur les obligations américaines. La pire menace est donc écartée, du moins temporairement, et permet aux investisseurs sur les marchés de spéculer pour le meilleur jusqu’à la fin de 2014.
Sans compter que la Réserve fédéral continue d’injecter des milliards de dollars dans le marché avec son programme d’assouplissement quantitatif afin de stimuler les marchés. En effet, bien que la Réserve fédéral ait décidé de ralentir le programme à la fin de l’année 2013, les marchés ont très peu réagis à cette nouvelle.
Le 18 décembre, la Réserve fédérale décidait de ralentir l’assouplissement quantitatif, passant d’un montant mensuel de 85 milliards de dollars à 75 milliards de dollars et contre toute attente, le 29 janvier, à un montant mensuel de 65 milliards de dollars. La réaction positive des marchés à cette annonce, démontre que la confiance des investisseurs envers le marché est toujours présente pour 2014. Je ne crois pas que la Réserve fédérale mettra fin à son programme d’assouplissement quantitatif avant la fin 2014 et même la mi-2015, je crois donc qu’elle va continuer à stimuler le marché pour l’année à venir.
Malgré cela, il ne faut pas oublier que plusieurs problèmes menacent toujours les marchés financiers.
Je pense notamment à certaines crises au sein de la Zone euro qui ne sont toujours pas réglées et qui pourraient déstabiliser les marchés. Il faut également tenir en compte que le plafond de la dette américaine a été repoussé, mais que rien n’est encore réglé et on est bien loin d’une solution.
La dette américaine étant présentement à 17,5 trillions de dollars, son fantôme viendra hanter de nouveau le Congrès et le Sénat américain beaucoup plus vite qu’on le pense.
Un autre facteur à prendre en compte, c’est l’arrêt complet de l’assouplissement quantitatif qui aura un impact beaucoup plus grand sur les marchés que les derniers ralentissements annoncés par la Réserve fédérale.
Si j’avais à spéculer aujourd’hui, j’opterais pour une hausse modérée des marchés jusqu’en Octobre 2014. On devrait par contre s’attendre à une baisse de ceux-ci en 2015 si
  • le Sénat et le Congrès ne trouvent pas consensus face au problème de la dette américaine,
  • l’assouplissement quantitatif cesse complètement,
  • les problèmes économiques en Europe ne sont pas réglés. 
D’ici là, ne spéculez pas trop à la baisse, le marché pourrait très bien vous surprendre !

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