La géolocalisation : une nouvelle voie vers l’éco-conduite ?

Réduit-on la consommation de carburant d’une flotte professionnelle quand on équipe ses véhicules en géolocalisation ? Oui, à l’évidence. C’est le constat de la majorité de nos clients, quand nous leur demandons quels bénéfices ils tirent de leur investissement.

Cela résulte de phénomènes qu’on peut qualifier de « mécaniques »,  liés au principe même de la géolocalisation, et d’efforts pédagogiques qui dépendent de la façon dont les entreprises sensibilisent leurs salariés à la réduction de leur consommation.

Commençons par les explications de type « mécanique ». Un véhicule géolocalisé ne circule plus au gré des habitudes ou de l’inspiration du conducteur, avec le risque d'être ralenti par des travaux, un accident ou un embouteillage. Il est guidé par un outil de suivi de trafic [i]qui lui indique le chemin le plus court et/ou le plus rapide.

Certes ces outils existent aussi pour le grand public, par exemple Waze. Mais tout le monde ne les utilise pas ou du moins, n’en tire pas le meilleur parti. A l’inverse, quand vous les installez sur des dizaines voire des centaines de véhicules, leur consommation globale chute forcément. Surtout si la flotte circule dans des secteurs urbains denses et encombrés.

Autre source « mécanique » d'économie de carburant : la répartition optimale des tâches entre les véhicules qui couvrent un secteur.

Imaginons que vous disposez de 10 plombiers pour intervenir en urgence chez des particuliers, dans une agglomération de 500 000 habitants. Sans outil spécifique, vous n'aurez jamais la certitude d'envoyer chez le client le dépanneur le plus proche en distance ou en temps de parcours. Entre lui et le client à atteindre, il y a peut-être un bouchon, un centre-ville, ou 10 km de voie rapide jusqu'à l'échangeur qui permet de faire demi-tour.

A l’inverse, avec un outil de géolocalisation, il suffit de pointer sur un écran le lieu à dépanner : le système désigne automatiquement le véhicule qui sera sur place le plus vite.

Dernière économie à caractère « mécanique » : le suivi des consommations. Croisez les données de vos cartes de carburant avec celles des kilométrages parcourus : vous verrez tout de suite si certains véhicules consomment trop. Il ne vous restera plus qu’à déclencher une visite de maintenance.

La géolocalisation, nous l’avons dit, permet aussi de faire de la pédagogie autour de l’éco-conduite. Elle complète la sensibilisation, les stages pratiques, les campagnes de communication, en fournissant un précieux outil de mesure sur le terrain.

Attention : pour jouer cette carte, les entreprises doivent au préalable le déclarer à la CNIL, quand elles décrivent les finalités de leur système.  Elles doivent également informer leurs salariés et les représentants du personnel. Et de façon générale, on leur conseillera de valoriser et de promouvoir les conducteurs les plus économes, jamais de pointer du doigt les plus « gourmands » en carburant. Tout outil numérique qui surveille et sanctionne suscite la méfiance ou pire, le rejet.

Les entreprises qui utilisent la géolocalisation pour réduire leur budget carburant ne manquent pas d’imagination. Citons quelques exemples :

Sensibiliser au coût des arrêts de véhicules moteur allumé. Les particuliers le font peu, les professionnels en usent beaucoup plus… On gare son véhicule moteur en route pour avoir chaud l’hiver, pour être au frais l’été, pour passer des coups de fil, pour avaler un sandwich... Pendant ce temps, le véhicule consomme en moyenne 4 litres à l’heure !

Organiser des challenges collectifs pour récompenser les équipes les plus économes en carburant : par région, par service, par métier, par BU… Ces challenges sont relayés par les outils de communication interne et donnent lieu à des prix également collectifs, par exemple une soirée ou une journée à caractère festif

— Prévenir les comportements très énergétivores, comme les démarrages sur les chapeaux de roue (plus de 30 l/100 km en consommation instantanée) ou les coups de frein brutaux (l’énergie consommée est dissipée en chaleur).

Ces comportements sont aussi accidentogènes et la promotion de l’éco-conduite rejoint ici celle de la sécurité. La route, en France, c'est 10 % des accidents du travail mais 49 % des accidents de travail mortels* !

Enfin, toute entreprise qui promeut l’éco-conduite réduit par là-même son empreinte écologique, valorise son image et parfois, répond ainsi aux efforts d'amélioration exigés par certains donneurs d'ordres. Ils veulent des chiffres ? Vous serez en capacité de leur en fournir.

 * données CNAM 2011

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