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Michel Chamauret, généalogiste successoral
depuis trente ans. Photo © DR
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La profession de généalogiste successoral n'est soumise à aucune réglementation
et est très peu structurée. Il est impossible de connaître leur nombre exact en
France. Au mieux, les trois chambres professionnelles existantes parviennent à
fixer une fourchette de 500 à 600 professionnels, réunis dans une
centaine d'études.
Parmi ces dernières, on compte quelques poids lourds parisiens, suffisamment
puissants pour disposer de succursales en province. Exemple avec Coutot Roehrig,
27 succursales, 230 collaborateurs dans toute l'Europe et un chiffre
d'affaires 2006 de 33 millions d'euros. Mais la plupart des études comptent
de une à cinq personnes, et il n'est pas rare qu'elles portent le même nom de
famille. Dans ce milieu très fermé, où l'on se croise en permanence dans les salles
d'archives, l'épouse et la descendance sont souvent les meilleurs employés.
Aucune formation
Comment devenir généalogiste successoral ? Il n'existe aucune formation. "Le
métier s'enseigne chez les généalogistes, généralement après des études de droit
et une fois devenu clerc de notaire par exemple", explique Michel Chamauret, vice-président
de la Chambre des généalogistes successoraux de France. Ce généalogiste successoral
depuis 30 ans vient d'engager sa fille. "Elle va faire un stage à Paris, un autre
à Lille et encore d'autres ailleurs". Objectif, apprendre ces "petits trucs" qui
font la différence entre un véritable professionnel et un amateur doué.