"Pas de raisons de prendre le parti des vendeurs!"

Jacques Friggit : chargé de mission au Conseil général des ponts et chaussées  

Une éventuelle baisse des prix des logements ferait-elle nécessairement du mal à l'économie? Non. Les conséquences sur la consommation seraient beaucoup moins graves qu'aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, où les crédits hypothécaires à la consommation sont courants. Il ne faut pas croire que plus les actifs sont chers, mieux c'est. Il n'y a aucune raison de prendre le parti des vendeurs au détriment de celui des acheteurs! Quant aux prêteurs et aux intermédiaires, ils viennent de vivre une situation exceptionnelle. Des prix plus faibles faciliteront le logement des ménages, particulièrement ceux dont les revenus sont faibles ou moyens. L'argent qui ne sera pas déboursé dans le logement pourra l'être ailleurs. Ce qui est bon, ce n'est pas des prix élevés, mais des prix peu volatils.


description brève de l'image
Jean Pierre Petit : Economiste à Exane BNP Paribas

"Un effet récessif sur la croissance"

Une baisse des prix aurait un effet récessif sur la croissance française. Si le marché chute, les Français vont devoir augmenter leur niveau d'épargne et la consommation risque de souffrir quelque peu. De même, les banques verraient leur activité ralentir. C'est sans doute ce qui justifie les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. Cependant, à moyen terme, une correction graduelle serait plutôt une bonne nouvelle.


JDN Economie Envoyer Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters

RECHERCHE