Pourquoi la blockchain peut booster le commerce international

Le trade finance, soumis à l'intervention de multiples acteurs et à un processus long et peu réglementé, est un champ d'application parfait pour la technologie.

S'il est moins fréquemment évoqué que la gestion de titres ou la connaissance client, le trade finance, ou financement du commerce international, est l'une des applications phares de la blockchain pour les banques de financement et d'investissement.

"Le métier est opérationnellement très lourd, décrit Frédéric Dalibard, responsable du digital de la banque de grande clientèle de Natixis, filiale du groupe BPCE. Il implique de nombreux intervenants dans plusieurs pays : producteurs, transporteurs, entrepôts, un destinataire final…" Des banques de compensation s'échangent les documents par fax, physiquement et en ligne, et débloquent les fonds au fur et à mesure de l'avancée de la transaction des biens. "Le processus est long et il y a un risque de débloquer des fonds sans que les produits ne soient livrés."

Peu de contraintes réglementaires

Comme le transfert des documents est très peu réglementé, "l'usage de la blockchain présente un potentiel gros gain opérationnel, d'autant qu'il y a peu de contraintes pour le mettre en place", souligne Frédéric Dalibard, de Natixis.

BNP Paribas travaille sur cinq "proofs of concept"

Chaque banque pourrait poster les documents sur la blockchain avec authentification d'identité pour une inscription immédiate et visible de tous. Le processus serait automatisé et sécurisé, le traçage des opérations amélioré et la chaîne de fonctionnement complexe mieux organisée. Sans compter que les frais de traitement diminueraient, impliquant une amélioration concrète pour les clients.

Preuve de l'importance que pourrait avoir la blockchain sur le sujet, BNP Paribas travaille sur cinq "proofs of concept" et le trade finance est l'un des trois axes principaux adressés par le consortium R3.

Les autres applications de la blockchain dans la finance :

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