Les causes de la crise à Dubaï Au moins 300 milliards d'investissements immobiliers stoppés net

estimé à 95 milliards de dollars, ce projet de ville nouvelle a été abandonné.
Estimé à 95 milliards de dollars, ce projet de ville nouvelle a été abandonné. © Meraas

Aujourd'hui, à Dubaï, des centaines de chantiers sont à l'arrêt et plus de 300 milliards de dollars d'investissements prévus ont été reportés à des jours meilleurs. Les grues ne bougent donc presque plus. Certains projets pharaoniques ne sont plus que des souvenirs. Telle cette seconde île, en forme de globe terrestre, abandonnée à son état précaire de tas de sable, en plein milieu du Golfe. C'est aussi le cas du mégalomaniaque projet de ville nouvelle, Jumeira Gardens. Annoncé en octobre 2008 et prévu pour accueillir 60 000 habitants, il est déjà abandonné. Meraas, son promoteur, a jeté l'éponge alors que les premiers travaux avaient commencé. Son coût exorbitant de 95 milliards de dollars a dissuadé les établissements financiers.

Un sort identique attend City of Arabian, une autre ville, mais en plein désert cette fois-ci. Les ouvriers sont partis et il ne reste que les terrassements. Autre chantier inachevé, la Tour Trump, arrêtée au stade des fondations et reportée à une date indéterminée par son promoteur, Nakheel. Le projet Bawadi, qui devait doubler la capacité hôtelière du pays, risque de subir le même sort. Seuls de gigantesques panneaux de bois, sur lesquels sont dessinés les hôtels, ont été installés.

Un parc d'attraction devait reproduire les plus grands monuments du monde... grandeur nature.

Et que dire de Dubaïland et de ses 245 projets immobiliers, un genre de Disneyland à beaucoup plus grande échelle (278 km² de parcs d'attraction, en plein désert). Son coût de 64 milliards de dollars n'a pas rassuré sur sa rentabilité. Seule une poignée de projets ont ouvert et la plupart des autres sont purement annulés comme Falcon City of Wonders, un parc d'attraction qui reproduisait les plus grands monuments du monde, grandeur nature.

Et la liste ne s'arrête pas là. Ont aussi été abandonnés le plus grand front de mer artificiel du monde, Waterfront (61 milliards de dollars), un canal de 75 kilomètres (11 milliards), une partie de l'aéroport Al Maktoum, le réaménagement de Port Rashid et la tour Nakheeln (35 milliards de dollars).


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Crise financière / Dubai