2016, encore un bon cru pour les mandataires immobiliers

Une fois de plus, la hausse de l'activité de ces professionnels dépassera celle de l'ensemble du marché de la distribution immobilière. Mais le rythme d’expansion tend à ralentir.

Les agents mandataires verront une nouvelle fois leur activité progresser cette année. C'est ce que prévoit le cabinet d'analyses Xerfi dans l'étude "Les réseaux mandataires dans l'immobilier" qu'il leur a consacrée fin 2015. Mieux : la croissance de leur activité (+6%) dépasserait à nouveau "celle de l'ensemble des acteurs intervenant dans les transactions immobilières".

Graphique tiré de l'étude "Les réseaux mandataires dans l'immobilier", publiée par Xerfi.

Il faut dire que ces professionnels qui, contrairement aux agents immobiliers traditionnels, n'officient pas depuis un local commercial et, en qualité de travailleur indépendant, ne touchent pas de salaire, évoluent dans un "environnement" qui leur est "favorable".

Autrement dit : les mandataires sont en symbiose avec leur époque. La montée en puissance d'Internet dans la recherche immobilière, qui leur permet d'exercer dans des conditions proches de celles des agents traditionnels, et l'argument des taux de commission réduits par rapport à ceux pratiqués par les agences classiques jouent incontestablement en leur faveur. Sans compter le rebond attendu du marché immobilier – Xerfi anticipe 760 000 ventes dans l'ancien en 2016, soit +2,6%, après +7,2% prévus pour 2015.

Autre élément conduisant à escompter une nouvelle surperformance des réseaux mandataires en 2016 : les efforts qu'ils fournissent afin de se professionnaliser et de gagner en crédibilité comme, par exemple, la mise en place d'une formation continue pour leurs agents.

Malgré cela, le rythme de la hausse de l'activité des mandataires ralentit. "Le secteur arrive en effet progressivement à maturité, et les possibilités d'installation pour des nouveaux agents sont moindres, ou bien plus difficiles dans les zones déjà bien pourvues et donc fortement concurrentielles", expliquent les auteurs de l'étude. D'autant que les embauches dans les agences classiques reprennent, alors que, rappelle notre partenaire, les réseaux mandataires recrutent historiquement parmi les agents immobiliers ne trouvant pas de travail.

Dans ce contexte, les mandataires misent moins sur la croissance de leur réseau que sur la spécialisation dans certains segments (la vente en viager, par exemple), l'élargissement de leur offre à de nouveaux services (home staging) ou encore l'usage de solutions technologiques, comme la vidéo et la 3D, pour se développer et continuer à gagner des parts de marché.

 

L'étude "Les réseaux mandataires dans l'immobilier" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

Autour du même sujet