Les bons et les mauvais plans de l'immobilier La fiabilité très aléatoire du diagnostic de performance énergétique


selon le diagnostiqueur, il peut fortement varier.
Selon le diagnostiqueur, il peut fortement varier. © kotoyamagami - Fotolia.com

Même le ministre du Logement, Benoit Apparu, le reconnait : "le diagnostic de  performance énergétique (DPE) n'est pas une science totalement exacte aujourd'hui." Un constat plutôt inquiétant à l'heure où le DPE n'a plus seulement un rôle informatif. Il conditionne aussi le montant du nouveau prêt à taux zéro. L'absence de fiabilité des diagnostics a donc des conséquences financières plus lourdes encore que celles relatives à la mésestimation de la consommation énergétique.

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a d'ailleurs dénoncé en février 2011 ce manque de fiabilité. Etude à l'appui, elle affirme qu'en fonction de l'entreprise de diagnostic, une même maison peut être classée en classe C, D ou même E.

S'il n'a pas de valeur juridique, contrairement aux autres diagnostics exigés lors d'une transaction immobilière, le DPE va dans les faits avoir de plus en plus d'importance sur la valeur des biens. Un logement classé énergivore pourrait être dévalué, et inversement, un logement supposé économe en énergie pourrait être surévalué. Et quand on sait qu'il n'existe actuellement pas de méthodes de calculs harmonisées, le verdict a tous les atours de la suspicion.

Pour les autres diagnostics, obligatoires pour signer une vente, le marché est en telle croissance qu'il a attiré des diagnostiqueurs autoproclamés ou arrangeants. D'autant plus embêtant que de faux diagnostics, sur l'amiante et le plomb par exemple, engagent la responsabilité du vendeur qui peut voir une transaction annulée.

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