Les taux bas ne ramènent pas les primo-accédants sur le marché immo

Primo-accédants 2014 En dépit d'un très léger rebond en 2014, les acheteurs d'un premier bien ne pèsent que 35% des emprunteurs, contre 55% trois ans plus tôt.

Dur dur d'acheter son premier bien immobilier en France. En 2014, selon le courtier en prêts immobiliers Vousfinancer.com, seuls 35% des emprunteurs étaient des primo-accédants. C'est 20 points de moins qu'en 2011 quand les prix étaient au plus haut...

part des primo accã©dants parmi les emprunteurs
Source : Vousfinancer.com © JDN

Ce retrait des primo-accédants, le réseau de courtiers en crédit l'attribue à la suppression, en 2012, du prêt à taux zéro (PTZ) dans l'ancien, à la dureté des conditions d'octroi des prêts immobiliers – la quasi-totalité des les banques exigent un apport personnel d'au moins 10%, rappelle VousFinancer.com – et à une perte de confiance en l'avenir dû à la faible croissance économique et au taux de chômage élevé.

Pourtant, la proportion de primo-accédants parmi les acquéreurs a légèrement progressé entre 2013 et 2014 (+ 3 points). Un timide retour qui "n'est lié qu'au niveau historiquement bas des taux d'intérêt des crédits immobiliers, assure Jérôme Robin, président et fondateur de Vousfinancer.com, et qui risque de ne pas perdurer en cas de remontée de ceux-ci". 

"Le coût d'un emprunt de 200 000 euros a baissé de moitié depuis janvier 2008"

"Le coût d'un emprunt de 200 000 euros a baissé de moitié depuis janvier 2008 et d'un tiers depuis janvier 2012", calcule le courtier dans son étude, ce qui a permis de resolvabiliser la demande.

Que faire pour permettre aux jeunes ménages de revenir franchement sur le marché de l'accession à la propriété ? Jérôme Robin a sa petite idée : "Redonner confiance aux futurs acheteurs en cessant de mettre en place des réformes ou dispositifs à court terme qui nuisent à la visibilité. Le marché immobilier a besoin de stabilité pour que les acquéreurs puissent se projeter". 

Le président de Vousfinancer.com plaide également en faveur d'une réduction des frais de notaire, "véritable freins pour les primo-accédants qui doivent en plus disposer d'un apport équivalent à ces frais".

D'autres pistes sont régulièrement évoquées. Parmi elles, l'élargissement du PTZ dans l'ancien à l'ensemble des villes de France. Pour l'heure, son grand retour est bien prévu à compter du 1er janvier 2015 mais le projet de loi de finances le cantonne aux logements situés dans des communes rurales et des agglomérations de moins de 10 000 habitants.


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