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Fabrice Splinder, fondateur de la société Progression Photo © DR
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| "En 1996, les Chinois étaient très curieux
à l'égard des occidentaux" |
En 1996, lors de ses études en école de commerce, Fabrice part 6 mois
en Chine en temps que directeur commercial pour une marque de cosmétiques. "J'avais
un peu l'impression d'être dans un zoo : les Chinois étaient très curieux à l'égard
des occidentaux". C'est décidé, Fabrice veut retourner en Chine.
Du Petit Fûté au mobilier de luxe
Il repart deux ans plus tard à Shanghai en temps que CSNE [Coopérant du Service
National en Entreprise, l'ancien équivalent du Volontariat International].
En 2001, il est contacté par Dominique Auzias, le fondateur des guides Petit Futé.
Pendant 3 ans, il va écrire une cinquantaine de guides sur toutes les destinations
européennes à destination des Chinois. "En 2006, j'ai sauté le pas et monté
ma propre société".
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Son profil |
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- Age : 32 ans
- En Chine depuis : 1998
- Création de l'entreprise : 2006
- Chiffre d'affaires : 500.000 euros en 2006
- Effectifs : 2 personnes (une assistante chinoise)
- Site Internet : www.progression-asia.com
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Impossible de tenir les délais annoncés
Progression fabrique des présentoirs et du mobilier pour les boutiques de luxe.
Elle sert d'intermédiaire entre les fournisseurs chinois et les clients, pour
toute la zone Asie-Pacifique. "Nous travaillons principalement avec des clients
français ou suisses (Van Cleef, Piaget, Lancel…)" explique Fabrice.
"Il est parfois difficile de trouver des usines fiables et de bonne qualité
: les fournisseurs vous disent toujours que c'est prêt pour dans une heure !"
D'où certaines mésaventures : "En mars dernier, je devais sortir un magazine
et le présenter lors d'une conférence de presse. Jusqu'au dernier moment, mon
associé chinois m'a dit que ce serait prêt, et le jour même il est arrivé sans
le magazine… Je me suis retrouvé sans rien à présenter devant tous les journalistes."
explique Fabrice.
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Sa société Progresion vend des présentoirs
et accessoires pour des produits de luxe. Photo © DR
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Malgré ça, il apprécie l'environnement commercial exceptionnel du pays. "Tout
le monde est enthousiaste et hyper motivé. Je peux appeler des clients le dimanche
ou à deux heures du matin, il y a toujours quelqu'un !" s'enthousiasme-t-il.
Fabrice restera au moins 10 ans pour faire de bonnes affaires en Chine. "Après,
j'irai peut-être ailleurs en Asie, et je rentrerai en France pour ma retraite…
Sous le soleil de Provence, d'où je suis originaire" ajoute-t-il en souriant.