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Yannick Gauthier, fondateur du café de la Poste à Pékin Photo © DR
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| "Je suis parti pour des vacances en Chine,
et je ne suis jamais rentré !" |
Yannick Gauthier est plutôt du genre précoce : il a monté son premier restaurant
à 19 ans à peine, en association avec son frère.
Au bout de six ans, le virus du voyage le prend : il revend ses parts à son frère
et fait ses valises pour l'Andalousie, puis l'Australie.
Lors de vacances d'été, il va voir une amie en Chine pour des vacances. "Elle
est devenue ma compagne, et je ne sus jamais rentré !" s'amuse Yannick.
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Son profil |
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- Age : 27 ans
- En Chine depuis : 2005
- Création de l'entreprise : 2005
- Chiffre d'affaires : 100.000 euros
- Effectifs : 6 personnes (2 Français et 4 Chinois)
- Site Internet : www.cafedelaposte.net
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Des membres du gouvernment chinois viennent y prendre
leur déjeuner
Avec un petit investissement de 100.000 yuans (10.000 euros), et grâce aux
relations de son amie, Yannick ouvre son restaurant dans une petite rue typique
du vieux Pékin.
"Tout s'est fait très facilement" raconte-t-il. "Pas besoin de remplir
50.000 papiers comme en France !" Avec le bouche à oreilles, le café
devient vite un lieu incontournable de Pékin. Aujourd'hui, Yannick reçoit des
"VIP" chinois : des gens du gouvernement, des juges ou des chefs de police. "Nous
avons même eu Yann Tiersen à dîner !"
Carpaccio de bœuf et mousse au chocolat
Le Café de la Poste propose toutes les spécialités françaises. On peut y déguster
un carpaccio de bœuf, une salade lyonnaise, ou un feuilleté de pommes de terre
auvergnat. Et aussi des desserts typiques : crumble aux pommes, banane flambée
ou mousse au chocolat.
"Je pratique des prix raisonnables -entre 1,8 euros et 7,8 euros, avec une
moyenne de 15 euros par repas, vin compris. Ça reste un peu cher pour le
Chinois de base, mais de plus en plus de gens ont un niveau de revenus élevé".
Alors qu'au départ la clientèle était essentiellement étrangère, aujourd'hui c'est
à peu près 50-50.
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Le Café de la Poste à Pékin. Photo © DR
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| "Pour s'approvisionner en produits français,
Yannick fait ses courses…à Carrefour" |
"Les Chinois sont très ouverts à la nouveauté, témoigne Yannick. Ils
apprécient beaucoup le fromage de chèvre chaud par exemple. Mais certains plats
demeurent bizarres pour eux, comme la vinaigrette. Ils ont l'habitude de cuire
la salade !".
Alors qu'il n'a pas de formation hôtelière, Yannick a formé lui-même tous ses
employés. "Comme je ne parle pas bien chinois, on communique beaucoup par gestes.
Mais dans la restauration, cela ne pose aucun problème".
Pour s'approvisionner en produits français, Yannick fait ses courses…à Carrefour.
Et quand il ne trouve pas, il fait appel au système D. "Lorsque j'ai des amis
qui viennent me voir de France, je leur demande toujours de me rapporter un stock
de piments d'Espelette dans leur valise !"
Preuve de sa réussite, Yannick a ouvert depuis peu deux nouvelles adresses à Pékin
: un restaurant traditionnel, un bar à tapas, et un pub.