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Catherine Euvrard dirige CE Consultants, un cabinet de chasseurs de têtes spécialisé dans le recrutement de cadres supérieurs et dirigeants. Photo © / JDN
 

Catherine Euvrard ne fait que du sur-mesure. "J'ai trois jobs en un", affirme-t-elle. "Trouver un client qui a besoin de recruter, convaincre le candidat d'accepter le poste, et convaincre mon client que c'est le bon candidat".

Malgré 19 ans à la tête de son cabinet CE Consultants, les missions sont loin d'être faciles. "Trouver un clerc de notaire immobilier à Oyonnax ou le directeur d'une usine de caoutchouc en Pologne, je peux vous assurer que c'est compliqué".

 

Un carnet d'adresses bien rempli

Pour dénicher la perle rare, Catherine plonge dans sa "base de données vivante". "Elle contient plus de 40.000 noms : des articles découpés dans la presse, des e-mails, des contacts divers… Les bons candidats sont la plupart du temps déjà en poste ; il faut donc agir avec doigté et avec la plus grande discrétion", explique-t-elle.

La force de Catherine Euvrard, c'est d'abord son caractère. "Je suis très extravertie", admet-elle. "Je dis ce que je pense". Elle vient ainsi d'écrire un livre "coup de gueule" ("On marche sur la tête", éd. Eyrolles), où elle dénonce pêle-mêle la frilosité des entrepreneurs, la survalorisation des diplômes et la société de loisirs.

 

"Une fois en poste, j'assure un an de service après-vente !"

Exigeante avec les autres, elle l'est également avec elle-même. "Je me donne deux mois pour présenter trois candidats à mon client" affirme-t-elle. "Nous appelons une cinquantaine de personnes et j'en reçois personnellement dix. Une fois en poste, j'assure un an de service après-vente !" Sa rémunération est calculée en pourcentage du salaire, et selon la difficulté de la mission.

Un parcours hors du commun

Aînée d'une fratrie de six, Catherine Euvrard a démarré comme vendeuse chez Kodak. Après avoir passé 8huit ans comme directrice commerciale dans des grands groupes puis dirigé le magazine Actuel, elle a monté son propre cabinet de recrutement "haut de gamme".

Aujourd'hui encore, elle veut donner leur chance à des profils atypiques. Elle met un point d'honneur à présenter un "outsider" parmi les trois. "Je regrette qu'on soit encore dans la modèle des grandes écoles", explique Catherine Euvrard. Sa motivation ? "J'adore les gens, tout simplement".


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