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| Le thé vert Sahara de Mariage Frères. Photo © Mariage Frères |
| "Les Japonais sont friands de ce qui porte le signe de la France" |
Depuis des siècles, le thé traverse les océans pour alimenter les marchés occidentaux. La plante n'est toujours pas cultivée en France et pourtant, l'Hexagone exporte bien du thé.
Le thé dans la gastronomie
Fondée en 1854, la société Mariage Frères a pratiqué le négoce de gros pendant 130 ans. Elle alimentait les marchands de thé, cours royales européennes ou encore les hôtels de la côte normande.
"A partir des années 1980, nous avons décidé d'ouvrir des magasins" raconte Philippe Cohen-Tanugi. "L'idée était de développer l'idée de thé français, par opposition au thé anglais." Quand les britanniques se délectent du thé noir accompagné de lait et de sucre, Mariage Frère mise sur la diversité et la recherche de nouveauté. "Nous voulons insérer le thé dans la tradition gastronomique française." Comme le vin, le thé n'est pas une simple boisson, il devient un ingrédient qui s'allie aux autres.
Des magasins au Japon
La formule trouve un écho positif à Paris, où les magasins Mariage Frère se multiplient, mais aussi à l'étranger, en particulier au Japon. "Les Japonais sont friands de ce qui porte le signe de la France, de l'élégance" explique Philippe Cohen-Tanugi. La filiale nipponne qui gère neufs lieu de ventes à Tokyo, Kyoto, Kobe et Yokohama et génère aujourd'hui un chiffre d'affaires de près de 10 millions d'euros.
Ce concept de thé français a fini par séduire des amateurs dans de nombreux
pays. Sur les 17 millions d'euros de thé vendu en gros en 2006, 29 % partaient
à l'étranger : au Japon, bien sûr, mais aussi vers les pays européens, les
Etats-Unis, l'Afrique du Sud…