Paradis fiscal : la liste de Tax Justice Network

Il n'y a pas que la Suisse et le Luxembourg qui entretiennent l'opacité sur leur régulation financière. © Photomontage Cybrain / Fotolia.com - Arnaud Cubertier

"Il n'y a plus de paradis fiscaux", avait déclaré Nicolas Sarkozy en septembre 2009, à la veille du sommet du G20 de Pittsburgh. Une affirmation optimiste, si on en juge par la liste publiée au mois de novembre par Tax Justice Network, un collectif d'organisations non gouvernementales et d'acteurs de la société civile.

Cette liste a été établie selon le degré d'opacité (voir la page "En savoir plus" pour les 12 critères pris en compte) et le poids des services financiers offshore dans leur activité globale. Au-delà de la Suisse et des îles Caïmans, on y trouve quelques pays plus inattendus.

Selon les experts du réseau, les listes établies par l'OCDE ont surtout servi à blanchir les juridictions plutôt qu'à vraiment démanteler leur capacité de nuisance.