Comment se portera l'économie de la France avec 2°C de plus

L'Hexagone ne sera pas épargné par le réchauffement climatique. Agriculture, consommation, transport et collectivités vont devoir s'adapter à une nouvelle donne.

Dans quelques jours s'ouvrira à Paris la COP21, la grande réunion mondiale des Nations Unies qui doit parvenir à un accord contraignant pour contenir le réchauffement climatique mondial au-dessous de 2°C. L'évènement, le plus grand jamais organisé par la France, réunira 40 000 participants (délégués de chaque pays, scientifiques, membres de la société civile…). Car il y a urgence : sans action, le réchauffement de la planète pourrait atteindre 5,5°C à la fin du siècle par rapport à l'époque actuelle. 

Même si elle apparaît relativement épargnée par rapport à d'autres régions très exposées comme l'Asie du Sud-Est, la France n''échappera pas au phénomène. Un rapport du Centre national de recherches météorologiques de Météo-France (CNRM) et de l'Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) prévoit une hausse de 0,6°C à 1,3°C en métropole à l'horizon 2020-2050, et jusqu'à 2°C dans les régions méditerranéennes. 

Il prédit "une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été", faisant revivre le spectre de la canicule de 2003, mais aussi une diminution des hivers froids, des épisodes de sécheresse plus fréquents, des pluies hivernales abondantes et des phénomènes climatiques extrêmes comme des brusques précipitations. 

Or, la variabilité du climat impacte 30% du PIB et 70% des entreprises privées, selon Meteo Protect, la plus grande firme de management du risque climat en Europe. Dans une France à +2°C, les abondantes moissons de blé dans la Beauce ne seront qu'un lointain souvenir, la pêche au cabillaud aurait fait long feu dans l'Atlantique, les stations de ski feront le plein l'été et les immense péniches sillonnant aujourd'hui le Rhin resteront à quai. Découvrez ce futur visage économique de l'Hexagone.

 

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