Déflation : quelles conséquences et comment s'en protéger Le poids de la dette plombe les finances

on ne prête plus volontiers aux pays en déflation.
On ne prête plus volontiers aux pays en déflation. © Dreaming Andy - Fotolia.com

Comme tout acteur économique endetté, l'Etat peut lui aussi faire les frais d'une déflation. En effet, au même titre que les particuliers ou les entreprises, la dette devient rapidement un boulet. Car en même temps que ses recettes baissent à cause de la chute de l'activité, l'Etat doit toujours honorer ses emprunts. Et du coup la part dévolue dans son budget au remboursement de la dette augmente. Un scénario qui plombe son budget et les moyens dévolus à ses actions régaliennes et sociales. Résultat, Alors qu'une période d'inflation permet de réduire mécaniquement le poids du déficit dans nos comptes, avec la déflation, c'est exactement l'inverse qui se produit. 

Les investisseurs se tournent vers les dettes souveraines saines
En période de déflation, les investisseurs recherchent avant tout des liquidités et des placements qui leur permettront d'être certains de récupérer du cash. Dans ces conditions ils ne prêtent plus volontiers aux pays malmenés par une spirale déflationniste. Ne serait-ce parce qu'ils savent pertinemment que l'Etat va voir ses ressources diminuer et le risque de défaut augmenter. Que dire alors des Etats déjà très endettés, à l'instar de l'Hexagone ? Au 2e trimestre 2008, la dette de la France représente 1 272,6 milliards d'euros. Si les prix et les recettes baissent, la valeur nominale de la dette demeure.

 

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