Le bachot, il l'a raté. Deux fois. Le BTS informatique, nouvel échec. Avec pour seul diplôme le BEPC, Jean-Marc Barki se retrouve aujourd'hui patron d'une entreprise de colle industrielle. Avec l'aide du hasard, de la famille et d'une dose de culot.
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Photo © Hervé Boutet
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"Il faut saisir la chance lorsqu'elle se présente à vous"
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Son parcours
Si Jean-Marc Barki n'est pas un héritier, c'est quand même grâce à l'entreprise
familiale qu'il se retrouve dans sa position. A 20 ans, lorsqu'il vend du carton
et du papier pour le compte de son père, une entreprise britannique cherche
un partenaire français pour vendre des "adhesives." Les Barki pensent que
l'on parle papier, les Anglais évoquaient de la colle. De ce quiproquo linguistique
nait l'opportunité pour le jeune Jean-Marc de quitter le giron familial et de
se lancer en solo avec ces partenaires anglais. Rapidement, ils lui demandent
de construire un site. L'usine Sealock ouvre le 1er avril 1996 dans le Pas-de-Calais.
Là encore, la famille lui fournit un peu de capital et lui rend service, par exemple
pour le secrétariat. Entrepreneur comblé, il n'a jamais tiré un trait sur les
études. Pendant 2 ans, il suit les cours de master, lui qui n'est pas bachelier.
"Une provoc'." De cette formation intensive, il parle comme d'un "sacerdoce"
qui lui a pris deux ans de sa vie. Tout en reconnaissant qu'elle lui a fournit
"une boîte à outils qui m'a fait gagner 10 ans."
Ses galères
Le complexe d'autodidacte, Jean-Marc Barki l'a connu. Lorsqu'il travaillait
dans la papèterie familiale, il se présente à un client comme ingénieur papetier.
Lorsque son interlocuteur lui demande sa formation, il répond qu'il sort de l'école
de Grenoble. Pas de chance, le client avait réellement suivi cette formation…
"Ca m'a vacciné" raconte celui qui est maintenant patron. Depuis, il assume son
cursus scolaire.
Ses conseils
Si le hasard lui a donné un coup de pouce, Jean-Marc Barki sait surtout profiter
des opportunités. "Il faut saisir la chance lorsqu'elle se présente à vous." C'est
ainsi que de simple membre, il est devenu petit à petit le président de la Fédération
française des fabricants de colle. Puis, à la suite d'une série de hasards
(remplacement, intérim…), il s'est retrouvé à la tête de la fédération européenne.