L'actualité économique de l'été 2008 Croissance négative : Fillon exclu un plan de relance

Malgré le risque de récession, le Premier ministre ne changera pas de cap. Pour répondre aux inquiétudes soulevées par l'annonce d'un PIB du 2e trimestre en baisse, François Fillon a organisé d'une réunion de crise avec tous les ministres de la sphère économique.

Le Premier ministre tente de rassurer et mise sur les réformes. Insistant sur la nécessité de faire preuve de "sang froid", le Premier ministre a refusé d'interpréter l'estimation par l'Insee d'un recul de 0,3% du PIB au deuxième trimestre comme l'annonce d'une récession. Dans un même temps, le chef du gouvernement écarte un plan de relance qui serait "artificiel".

Face à l'aggravation de la crise, la marge de manœuvre budgétaire est plus que réduite, notamment après le vote en 2007 du paquet fiscal. Le gouvernement table pour le moment sur une croissance comprise entre 1,7 à 2% pour 2008, à rebours de la plupart des économistes, qui redoutent un chiffre plus proche de 1%.

Le Parti socialiste a dénoncé "l'autisme" du gouvernement. L'ex-ministre de l'Economie Michel Sapin a ainsi accusé M. Fillon de "nier l'existence même d'une crise et de tenter d'échapper à sa responsabilité". A l'inverse, l'UMP Chantal Brunel s'est réjouie que le gouvernement s'attaque, via les réformes structurelles, "à la dégradation lente et continue de la compétitivité de nos entreprises depuis 25 ans".

PIB